Concerne les sujets suivants : OVNIS, UAP, Crops Circles, Décryptage, les Stellaires, Aliens, extraterrestres, etc.
La Guerre des Mondes
« J'ai tellement de choses à vous dire ! »
Guillaume Chevallier
Bellator
Haro Hoministes Ovnis !
L'ONU et les Ovnis
La Résolution 33/426 de l'Assemblée Générale de l'ONU, adoptée le I8 décembre 1978, "Invite les États membres concernés à prendre les dispositions appropriées pour coordonner au plan national les recherches scientifiques et les enquêtes sur la vie extraterrestre, y compris les Objets volants non-identifiés (Ovnis), et à informer le Secrétaire-Général des observations, recherches et évaluations de telles activités."
« Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. »
(Luc 12-2)
Préface
Quand l’ufologie devient une quête de sens
Il y a des rencontres qui ne laissent pas indemne. Celle que j’ai eu avec Guillaume Chevallier en fait partie.
Trop souvent, l’ufologie est réduite à des spéculations technologiques, des débats militaro-stratégiques, ou à des fantasmes de science-fiction. Mais il existe une autre voie — plus rare, plus rigoureuse et plus ample — où le phénomène OVNI devient une porte ouverte sur le vivant, sur l’invisible, et peut-être sur nous-mêmes.
Guillaume Chevallier est l’un de ces explorateurs infatigables. Depuis 1965, il enquête sans relâche sur les manifestations aériennes non conventionnelles. Il ne se contente pas de répertorier les apparitions : il les étudie, les relie, les pense. Il convoque les statistiques comme les symboles, les archives comme les traditions. Et surtout, il ose une hypothèse audacieuse : ce que nous appelons « objets volants » ne sont peut-être pas des objets... mais des organismes.
Durant cet entretien, Guillaume nous ouvre les portes d’une ufologie élargie, transdisciplinaire, exigeante. Il y est question de cratophanies, de cartographie du mystère, de traditions oubliées, d’êtres supra-naturels, de langage symbolique... et, au fond, de notre relation à la vie.
Une vie qu’il place au cœur de toute quête, au-delà des dogmes religieux ou des paradigmes scientifiques. Une vie qui serait, selon lui, la seule et véritable religion.
« La seule religion qui existe, c’est celle de la vie. »
Voici donc le fruit de cet échange : une traversée passionnante aux frontières du visible, de la connaissance, et du sacré.
L’ufologie traverse une crise d’identité. Alors que les médias parlent désormais d'UAP », un sigle qui évacue la charge symbolique des « soucoupes volantes », certains chercheurs de terrain persistent à creuser un sillon plus ancien, plus profond, et peut-être plus radical. Guillaume Chevallier est de ceux-là. Depuis 1965, il enquête sans relâche sur les manifestations aériennes non conventionnelles, avec un objectif clair : ne pas trahir le phénomène.
Une enquête commencée avant Internet
Tout commence avant l’avènement d’Internet. Guillaume arpente les terrains, interroge les témoins, cartographie les événements. Pas de filtres médiatiques, pas de biais numériques : uniquement des faits, des récits, des lieux. L’ambition ? Constituer une base de données cohérente, fidèle à la pluralité des manifestations observées, sans réduction prématurée.
Il insiste :
« L’ufologie n’est pas stratégique. Elle est aussi stratologique. »
Deux dimensions donc : une analyse des manifestations physiques et une étude des doctrines qui pourraient leur correspondre. C’est là que Guillaume entre dans un domaine que beaucoup évitent : le supra-naturel.
Pas d’objets : des organismes
Chevallier rejette les nouvelles appellations. Pour lui, les « objets volants non identifiés » sont en fait des organismes volants non identifiés. Ce glissement sémantique n’est pas une coquetterie lexicale, mais une requalification profonde du phénomène. Ce que l’on prend pour des objets seraient en réalité des entités vivantes — voire des créatures conscientes.
Il n’y voit pas du surnaturel, mais du supra-naturel : une couche de réalité qui dépasse notre cadre matérialiste mais qui n’en est pas moins réelle. Un concept exigeant, qu’il rattache autant à la tradition mystique qu’à la recherche contemporaine.
Cratophanies, archétypes et cartographies
Chevallier s’inscrit dans une tradition rare : celle de l’enquêteur ancré dans le réel, mais ouvert aux dimensions métaphysiques du phénomène. Il parle de cratophanies — manifestations de puissance, souvent lumineuses, qui s’apparentent à des visions religieuses, chamaniques, ou initiatiques.
Cette pluralité de formes n’est pas un chaos : elle suit une logique. Grâce à des statistiques, des cartes, des corrélations, Guillaume identifie des foyers récurrents, des clusters d’apparition. Mais surtout, il insiste : il faut tout prendre en compte, des rencontres du premier type jusqu’à celles du septième type. Le tri sélectif, selon lui, fausse toute analyse sérieuse.
« Plus on prend tout, plus on comprend. Moins on trie, mieux on voit. »
Le collectif du 10e homme : une méthode rare
Pour éviter les biais personnels, Guillaume a fondé le CREDO, un Collectif d’Étude des OVNI, fondé sur un principe original : celui du 10e homme. Si neuf chercheurs s’accordent sur une hypothèse, le dixième a pour mission de la contester. Ce principe de contradiction permanente rappelle la quête des chevaliers de la Table Ronde, une référence qu’il revendique.
Quand la tradition éclaire le futur
Chevallier ne rejette pas la science. Il appelle même à une collaboration entre chercheurs modernes et experts en traditions anciennes : chamans, gnostiques, soufis, parapsychologues... tous seraient, selon lui, en mesure d’éclairer ces phénomènes d’un jour nouveau.
Cette convergence entre sciences dures et traditions spirituelles mène à une hypothèse audacieuse : les OVNI pourraient être des formes de vie non physiques, issues d’un écosystème élargi, qui coexisterait avec le nôtre sans s’y réduire.
Des visiteurs... ou des tuteurs ?
Pour Chevallier, la Terre est un vaisseau spatial à part entière, une halte pour des voyageurs interstellaires. Ces « marcheurs », comme il les appelle, pourraient ne pas être d’origine extraterrestre classique, mais infra- ou supra-terrestres, issus d’un monde parallèle ou métaphysique.
Il va plus loin encore : ces entités joueraient peut-être un rôle tutoriel dans le développement de la vie, voire de la conscience humaine. Il y aurait une « religion de la vie », une spiritualité cosmique visant à préserver l’équilibre entre matière et esprit.
Le langage symbolique des apparitions
Enfin, Chevallier propose une vision sémiologique du phénomène. Les apparitions — vaisseaux, êtres, lumières — seraient des formes de langage symbolique. Une communication codée, adaptée à chaque culture, chaque époque. Il évoque des mises en scène inspirées des mythes anciens, des récits bibliques, ou des projections modernes (comme les « gris » et les « soucoupes »).
Il rejoint ici les analyses de Jacques Vallée, mais en élargissant encore le cadre, rappelant que ce dernier n’a fait que redécouvrir ce que les anciens savaient déjà : le phénomène est aussi spirituel.
« La seule religion, c’est celle de la vie. »
Dans les derniers instants de l’entretien, Guillaume Chevallier partage une conviction intime, presque testamentaire. Après avoir exploré les créatures, les apparitions, les mythes, les traditions, les intrusions dans notre réalité, il conclut :
"Il y aurait une tutelle à caractère universel qui s’exercerait sur la planète. Pour, on suppose, favoriser le développement de la vie tout simplement. Et la seule religion qui existe, c’est celle de la vie."
Cette affirmation puissante, limpide, désarme autant qu’elle réoriente. L’ufologie, loin des spéculations techniques ou complotistes, redeviendrait alors un chemin d’exploration du vivant, au sens le plus large : physique, spirituel, cosmique.
Elle appelle à réconcilier les savoirs anciens et modernes, la matière et la conscience, les sciences et les sagesses.
L’article « Les 75 ans des Ovnis en Normandie » publié sur le site Chroniques Stellaires offre une synthèse approfondie de l’histoire ufologique normande, enrichie par des décennies de recherches menées par le collectif Ufo-Génpi. Ce groupe, fondé en 1969 et officialisé en 1972, collabore avec le CREDO (Collectif de Recherche, d’Étude Des Ovnis), qui intègre à la fois la métaphysique traditionnelle et la métaphysique laïque pour analyser les phénomènes inexpliqués.
L’article explore divers aspects du phénomène OVNI, notamment la typologie des observations, les cratophanies célestes, les capsules temporelles, et les processus d’hybridation. Il souligne également l’importance de la résolution 33/426 de l’Assemblée Générale de l’ONU, adoptée en 1978, qui invite les États membres à coordonner les recherches sur la vie extraterrestre et les objets volants non identifiés.
En s’appuyant sur des témoignages et des analyses, l’auteur met en lumière la complexité des interactions entre les humains et ces phénomènes, suggérant que les rencontres rapprochées pourraient être perçues comme des cratophanies ou des épiphanies, des manifestations porteuses de sens et d’enseignement.
Pour une lecture complète de l’article et une immersion dans l’histoire ufologique de la Normandie, vous pouvez consulter le lien suivant : Les 75 ans des Ovnis en Normandie .
Conclusion – Vers une conscience vivante du phénomène
Si l’interview de Guillaume Chevallier frappe par sa densité, sa mémoire phénoménale des cas d’observation et sa méthode rigoureuse, elle marque surtout par une intuition bouleversante : l’ufologie n’est pas seulement une affaire de science ou de spéculation. C’est une affaire de vie.
Car au-delà des formes, des récits, des apparitions, ce que l’on entrevoit, c’est une intelligence du vivant, qui dépasse nos classifications terrestres. Une intelligence qui nous observe, parfois nous instruit, et peut-être, nous élève.
Guillaume ne cherche pas à convertir : il propose de réconcilier. Réconcilier science et tradition, visible et invisible, rationnel et intuitif. C’est une quête d’unité — la même qui traverse les récits initiatiques, les cosmologies anciennes, et les plus récentes découvertes en physique ou en neurosciences.
À ceux qui demandent quelle spiritualité habite ce champ d’étude, Guillaume répond sans dogme, sans évangile, sans temple :
« La seule religion qui existe, c’est celle de la vie. »
Ce n’est ni un slogan, ni une posture. C’est une boussole. Une invitation à regarder les étoiles avec humilité, à écouter les anciens sans moquerie, et à prendre soin de cette planète comme d’un sanctuaire vivant.
Car peut-être qu’à travers ces apparitions, ces cratophanies, ces créatures, la vie elle-même nous parle. Encore faut-il apprendre à l’entendre.
Annexe – Condensé d’entretien avec Guillaume Chevallier
Yoann Lamant : Merci Guillaume d’avoir accepté cet entretien. Tu es un ufologue de longue date. Depuis quand as-tu commencé à enquêter ?
Guillaume Chevallier : J’ai commencé avant 1965, donc oui, on peut dire au siècle dernier. Très jeune, j’ai mené des enquêtes de terrain, à une époque où il n’y avait ni Internet, ni grandes bases de données. On travaillait avec quelques livres, mais surtout à partir de témoignages et d’observations directes.
Yoann : Donc un travail très empirique.
Guillaume : Oui, c’est ce qui nous a permis de constituer une base de données solide. Notre objectif, c’était d’étudier les cas sans préjugés, en analysant aussi bien les profils des témoins que les contextes géographiques. La toute première enquête date du 1er juillet 1965 : une rencontre rapprochée qu’on appelait à l’époque une « soucoupe volante ».
Yoann : Tu continues d’utiliser ce terme ?
Guillaume : Oui, car les nouveaux termes comme UAP sont à mon sens délibérément flous. « Phénomène anormal » ne veut rien dire. Nous, on parle encore de « soucoupes » ou d'OVNI », mais en leur donnant un autre sens : pour nous, ce ne sont pas des objets, mais des organismes volants non identifiés. Ce sont des entités vivantes, pas des machines.
Yoann : D’où vient cette idée ?
Guillaume : D’une observation prolongée du phénomène. Ces entités ne sont pas de simples objets physiques. Ce sont des manifestations lumineuses, des « cratophanies » comme on les appelle. Pas du surnaturel, mais du supra-naturel. Ce qui dépasse la nature ordinaire mais qui n’est pas pour autant irrationnel.
Yoann : Tu fais une différence forte entre science moderne et tradition ?
Guillaume : Oui. La science moderne est utile, mais incomplète. Elle a tendance à évacuer la conscience. Nous avons voulu concilier les deux approches : les outils modernes (statistiques, cartographie, etc.) avec des apports traditionnels (symbolique, cosmogonie, spiritualité). C’est ce que nous faisons dans notre collectif, le CREDO — le Collectif de Recherche et d’Étude des OVNI.
Yoann : Avec quelle méthode ?
Guillaume : Nous appliquons ce qu’on appelle la théorie du 10e homme : même si neuf personnes sont d’accord, on introduit un dixième dont la mission est de tout remettre en question. Cela évite les biais de confirmation et les dérives dogmatiques. C’est une méthode de remise en question permanente, comme dans les quêtes spirituelles traditionnelles.
Yoann : Tu parlais aussi d’un phénomène global, qui ne se limite pas aux rencontres rapprochées les plus spectaculaires.
Guillaume : Exactement. Beaucoup de gens sélectionnent les cas qui les arrangent pour valider une hypothèse — souvent extraterrestre. Mais nous, nous étudions tous les types de rencontres, du premier au dix-septième type. Car c’est dans la globalité qu’émergent les constantes.
Yoann : Et comment définirais-tu le « supra-naturel » ?
Guillaume : C’est ce qui inclut la nature mais ne s’y limite pas. Le supra-naturel dépasse le monde physique sans le nier. C’est une vision élargie, que l’on retrouve dans de nombreuses traditions, où la nature est animée par des forces, des puissances, des esprits. Ce que les écologistes néo-animistes redécouvrent parfois maladroitement.
Yoann : Tu parles souvent de traditions. Quelles références ?
Guillaume : Toutes celles qui ont une cohérence sur le long terme. Nous faisons le lien entre les découvertes modernes et les enseignements anciens, que ce soit ceux des gnostiques, des soufis, des chamans... Ce sont eux qui nous permettent de comprendre certaines manifestations que la science moderne classe à tort comme délirantes ou hallucinatoires.
Yoann : Tu fais intervenir aussi ces experts dans ton collectif ?
Guillaume : Bien sûr. Nous avons consulté des médiums, des parapsychologues, des gens issus des para-sciences — ce que j’appelle les néo-occultistes. Ils apportent des clés de lecture précieuses. Car il s’agit bien d’un langage, d’un code symbolique à déchiffrer. Ces apparitions ont une forme, une mise en scène. Comme un théâtre cosmique.
Yoann : Une communication déguisée ?
Guillaume : Oui. Une forme de mise en scène qui emprunte aux archétypes culturels : les vaisseaux aujourd’hui, les anges ou les fées autrefois. Jacques Vallée a fini par reconnaître cette dimension spirituelle. Il était temps, après 75 ans d’observations, qu’on sorte du réductionnisme.
Yoann : Selon toi, il y aurait une forme de tutelle ?
Guillaume : Une tutelle universelle, oui. Une présence qui accompagne le développement de la vie. Et si on exclut la dimension spirituelle, on passe à côté de la moitié du réel. Il ne faut pas opposer science et foi, technologie et conscience. C’est tout cela qu’il faut réconcilier.
Yoann : Et la Terre, dans tout ça ?
Guillaume : C’est un vaisseau spatial à part entière. Un point de passage, un camp d’accueil pour des êtres voyageurs. Il y a donc une logique dans ces présences. Certaines de ces entités sont ici depuis très longtemps. On peut les considérer comme des « installés », des habitants d’une réalité parallèle.
Yoann : Et les implications pour nous ?
Guillaume : Elles sont immenses. Cela remet en question notre vision du monde, notre rapport à la nature, à la vie, à l’autre. Si on accepte cette vision, alors l’ufologie n’est plus un simple sujet de curiosité, mais un véritable vecteur de transformation intérieure et collective.
Le 28 mai 2025 - Yoann Lamant