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Concerne les sujets suivants : OVNIS, UAP, Crops Circles, Décryptage, les Stellaires, Aliens, extraterrestres, etc.

Credo Veritas Liber 7 - Les Cratophanies Légendaires

Credo Veritas Liber 7

J'ai tellement de choses à vous dire !

Bellator - Chevallier - Guillaume

Les Cratophanies Légendaires

Penn ar bed

 Le Bout du Monde

Rappel

Les contes et les légendes 

Les contes et les légendes sont les porteurs de messages énigmatiques anagogiques, aux sens littéral, allégorique, éthique, écrits au langage universel des symboles, ils transmettent une sapience éclairant la destinée humaine, issue d'une autorité de tutelle spirituelle transcendante, dont l'origine demeure mystérieuse. 

Expression de la sagesse populaire, ou d'une guidance supérieure de messagers célestes ?

 

« Pourrait-on se passer de symboles ? L'homme est un animal social et culturel qui, pour se construire, a sans cesse besoin de recourir à la mallette d'outils des symboles. Bref, la vraie réponse est non. »

[Les Symboles - Emmanuel Pierrat]

 

Le Yeun Ellez, Porte de l'Enfer

 Au fond de l'immense cirque de landes dominées par les hauteurs du Roch Trévézel et du Mont-Saint-Michel, le lac de Brennilis a noyé voici plus de 50 ans les tourbières du Youdic. Il n'y avait là qu'une mare d'eau stagnante avant la construction du barrage de Nestavel.

Une mare sans fond, l'une des portes de l'Enfer.

C'est dans ces eaux mystérieuses que les prêtres exorcistes précipitaient les chiens noirs dans lesquels ils avaient enfermé les démons hantant l'âme des possédés ; ces défunts refusés aux portes du paradis et revenus sur terre pour tracasser les vivants.

 

Le Roc’h TREVEZEL ( Ar Santig Kozh )

 Le Roc’h Trévézel domine toute la vallée jusqu'à la côte, s’ouvre parait-il tous les 1100 ans.

A l’intérieur de la montagne réside un vieux saint de bois appelé « Ar Santig Kozh », l'Ancien Saint ou le Vieux Sage de la Montagne, duquel on peut obtenir tout ce que l’on désire si on lui frotte le sommet de la tête.

Mais pour sortir « Ar Santig Kozh » de sa grotte, il faut l’intervention d’un jeune garçon de 11 ans le jour où la roche s’ouvre.

Au moment indiqué, un vieil homme curieux s’y rendit un jour en compagnie d’un garçon de 11 ans et, aux 11 coups de l’horloge, l’enfant entra dans la roche.

[dans une autre version, le vieil homme est un anglais, c'est-à-dire en langage volatil : un angevin = un « ange...vint » - NFO]

Il se trouva dans une salle et vit un tas de belles pommes, mais pas de saint. Il alla dans une autre salle où les pommes étaient encore plus belles et il en croqua une, puis une autre, tant et si bien qu’il n’entendit pas les douze coups de midi et la roche se referma dans un grand fracassement.

L’enfant était désormais prisonnier pour 1100 ans.

Il commença à manger des pommes, mais les jours passaient, le tas diminuait et, arrivant à la fin du tas, il vit un vieux morceau de bois vermoulu qu’il prit :

C’est le « Santig Kozh », dit-il en lui frottant la tête.

Que te faut-il, Enfant ?

« Santig Kozh », au lieu de rester ici dans le noir, allons plutôt regarder le soleil sur le Roc’h Trévézel.

Et le garçon se retrouva au sommet de la montagne avec le vieux saint de bois.

Et sa vie fut transformée grâce aux pouvoirs du « Santig Kozh » : château, meubles, calèche, chevaux.

Il épousa la fille du roi de France qui fut bien étonnée, le soir de leurs noces, de voir son époux déposer sur une table de la chambre un vieux morceau de bois vermoulu.

C’est un vieux saint de Bretagne à qui je dois déférence et dévotion, répondit le jeune homme.

Mais la princesse, souhaitant faire plaisir à son mari, échangea le vieux morceau de bois à un chiffonnier passant dans la rue qui proposait des saints neufs.

En rentrant, le mari ne le comprit pas ainsi : il s’empara du saint neuf, le brisa sur le sol et rechercha le marchand, à qui il racheta à prix fort toute sa boutique pour retrouver enfin son vieux « Santig Kozh ».

Je ne peux plus rien pour toi, lui dit le vieux saint.

Je vais retourner dans ma montagne et attendre 1100 ans avant de donner autant de bonheur au jeune garçon qui me retrouvera.

Ainsi ce « Santig Kozh » n’est-il pas le trésor des Monts d’Arrée ... qui ne se livre qu’à ceux qui savent apprécier les choses simples et rudes comme un vieux morceau de bois vermoulu ?

[www.plouneour-menez/.fr/]

 

Ké Za Ko ?

 La clef de la sapience du récit du « Santig Kozh », le Vieux Sage de la Montagne est le symbole de la pomme du Jardin d'Éden qui est devenue rapidement la pomme de discorde, lié au pacte luciférien, dont l'étoile-symbole est au cœur de la pomme.

Son étymologie renvoie aux âmes (vagabondes/errantes,) qu’on surnomme les pams = pommes, diminutif : πν (pân) et μέλι (mèli), = tout en miel ou pommes (d'amour), qui s’introduisent dans les corps, après sustentation,...

... à la manière des insectes, qui s'immiscent, dans les fruits mûrs pour y déposer leurs oeufs afin que leurs chenilles-fulgures s'y développent, ...

... ou des virus informatiques,... dont la pomme (Newtonienne) d’Apple Arc-en-Ciel est l'avatar cybernétique de la pomme de Lucifer du Jardin d'Éden.

[le www = 666 ou chiffre de la bête... humaine (6 = la pomme avec sa queue) = l'intelligence artificielle des computers des Windows, où figurent la bannière aux 3 hexagones, signalant le fameux "666",...   Windows = les fenêtres, ou ouvertures et voies d'accès à l'homme abêti/automatisé/robotisé]

La figurine de bois du Vieux Saint appelé « Ar Santig Kozh », est comme la lampe d’Aladin qu'il faut frotter, à laquelle il faut se frotter, comme pour les arbres et les pierres sacrées, pour faire sortir/obtenir le génie, ou comme les reliques, les talismans, les blasons, les objets chargés spirituellement, et autres pierres levées ou statues vivantes/habitées, qu’il faut implorer pour en recevoir les grâces, nommés par les cercles ésotérico-occultes :

« rumphae » = là où résident les esprits ou les génies.

Autrement-dit, si vous vous désirez enrichir votre vie,... laissez-vous pénétrés, hybridés, possédés par l'ingérence le viel hommel’anglais = l'angevin = l’ange...vint, ... en durée et en totalité (= cycle de 11 ans solaire = âge lumineux/numineux),... dans vos 11 cent ans = 11/100 = 111 = dans vos corps, âme et esprit. 

 

Le Roc’h Trévézel

Le Roc’h Trévézel = la Roche = boîte crânienne, Trévézel = aux trois fibres/racines/111 = corps, âme et esprit, au sommet des Monts d’Arrée...

... (Menez are = la montagne cultivée = civilisée = colonisée = occupée par les âmes de la Baie des Trépassés du Royaume de la Ville d'Ys),...

.. est gardé par l'Ange à la Faux l’Ankou l'Ange de la Mort,  le « Santig Kozh », le Vieux Sage de la Montagne, qui ouvre la porte souterraine des enfers (mi-nuit = mis dans la nuit), autorisant ainsi l'incarnation des âmes errantes,... qui sont/ont/onze 100 ans = cent sang = sans sang = sans gans/sang, en écriture inversée = sans espérances,... en symbiose parasitaire... des vivants immatures ...les onze ans/ceux sont... sans ans.

 

Penn ar bed

 Le Bout du Monde

Rappel

« Chassez les  Surnaturels, ils reviennent au Galop ! »

[L'Office de la Sainte Inquisition est l'ancêtre du Geipan]

La Brèche au Diable
 

 

 oumont-Saint-Quentin (14) - Calvados - Normandie - France

 

La légende attribue au diable lui-même la paternité de ce site naturel grandiose. En effet, Saint-Quentin (Vers l’an 302, Quentin, un jeune romain d’origine noble, est envoyé prêcher l’Évangile dans les Gaules)  s'étant retiré ici pour vivre sa vie d'ermite, il voulut venir en aide à la population toujours en butte aux caprices de la rivière du Laizon. Pour ouvrir un passage aux eaux du ruisseau, il fit un pacte avec le diable.
 
Si celui-ci après avoir ouvert une brèche dans le roche, parvenait à surmonter une épreuve, alors il serait maître de son âme. Le bon ermite demanda alors au Diable de laver une toison dans le ruisseau, mais il s'agissait d'une toison de bouc et le diable ne put lui donner la blancheur de l'agneau. Ce qui permit à saint-Quentin de sauver son âme sans renier sa parole.
Source : Patrimoine naturel - Soumont-Saint-Quentin.
 
La version la plus connue met aux prises, saint Quentin, patron du lieu, et le Diable en personne. À une époque où il était question de convertir les populations au Christianisme, saint Quentin avait choisi de bâtir une église à l’extrémité du plateau du Mont-Joly (où l’on rencontre maintenant le tombereau de Marie-Joly).
 

Le Tombeau de Marie-Joly

Pour permettre aux habitants des alentours de venir s’y recueillir, il lui fallait trouver le moyen d’en faciliter l’accès. Ne trouvant pas de solution, il reçut alors une proposition de Satan. Le Malin s’offrait de fendre la montagne pour créer un passage, mais réclamait, en échange, l’âme de la fille aînée du saint qui avait précédemment fondé une famille.

Saint Quentin hésita puis conclut le marché, à la condition que le Diable blanchisse, dans les premières eaux qui s’écouleront dans le passage, la peau d’un animal choisi par l’homme de Dieu, puis remplisse un récipient fourni par le même.

Estimant avoir partie gagnée bien facilement, le Diable fendit donc la montagne et créa la Brèche. Mais il découvrit, plus tard, que Le Saint s’était joué de lui : la peau d’un bouc noir fut impossible à blanchir et le récipient s’avéra une passoire. Le Diable regagna alors l’Enfer la queue basse, la jeune fille conserva son âme et la Brèche resta ouverte.

Une autre légende place Saint Quentin sur les rives du lac de Poussendre (où existe toujours un manoir), alors royaume du Diable. Fâché de rencontrer cet intrus sur son territoire, il le pousse dans l’eau. Au moment de se noyer, Saint Quentin exécute un signe de croix et l’intercession de Dieu le ramène sur la berge.

Ainsi sauvé, il manifeste sa reconnaissance par des actions de grâce. Sensible à cette ferveur, Dieu lui donne alors le pouvoir de donner un ordre au Diable. Le Saint choisit d’ordonner la disparition du lac et le Diable s’y soumet en ouvrant une brèche dans la roche permettant aux eaux de s’écouler. D’où l’origine de la Brèche au Diable.

Source : Ouest-France du 01/08/2018.

 

L'Entrée de l'Enfer

Saint Quentin serait tombé dans un lac formé par cette rivière et la barre de grès. Sauvé miraculeusement de ces eaux dont on disait qu'elles seraient l'une des entrées de L'Enfer, Dieu accorda une requête à Saint Quentin envers Satan. Il demanda donc la disparition de ce lac et le diable, d'un coup de sa queue, créa une brèche dans cette barre. Source : Wikipédia.

 

La Fontaine d'Arlette

La Fontaine de Falaise, renommée la Fontaine d'Arlette est composée d'un bas relief représentant la rencontre de Robert le Magnifique, de retour de chasse et Arlette lavant le linge.

La légende raconte qu'en revenant des forêts giboyeuses, le jeune duc Robert aperçoit une jeune fille qui lave le linge à la fontaine du Val d'Ante au pied du château. C'est Arlette, fille de Foubert, marchand pelletier de la ville. Robert s'en éprend et la fait venir au château. Celle-ci consent mais exige d'entrer à cheval et par la grande porte. Au cours de leur première nuit d'union, Arlette est réveillée par un songe : un arbre jaillissant de ses entrailles recouvrait de son ombre toute la Normandie, et la Grande Bretagne. Elle en fait part à Robert qui voit là un heureux présage. En effet, quelques mois après cette nuit, un enfant naît, à qui Robert donne le nom de Guillaume, surnommé Le Bâtard.

Le jeune Guillaume fut enlevé et enfermé par une Mélusine dans les anciennes mines de fer de Soumont-Saint-Quentin où elle fit son instruction.

Source : Patrimoine de Falaise.

« Bienheureux  les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. »

[Michel Audiard - 1965]

 

La sapience de la cratophanie de la Brèche au Diable

Le patronyme de Quentin (= le cinquième) nous ouvre la sapience de la cratophanie de la Brèche au Diable,... en renvoyant au cinquième âge de la vie,… prélude au sixième... 

1/l'âge de l'enfance, 2/l'âge de l'adolescence, 3/l'âge de la jeunesse, 4/l'âge de la maturité, 5/l'âge de la sagesse,... 6/ la vie spirituelle après la vie physique...

« Une épée te transpercera l’âme. » 

[Luc 2.35]

Comme l'eau du lac de Poussendre, arrêtée par la barre de roche de grès de Soumont-Saint-Quentin,...  la vie physique du cinquième âge est stérile et stagnant,... et noie celui qui s'y enferre (s'y enfer...me),... au lieu de suivre le signe de la croix du Christ Sauveur,... qui ouvre la voie menant à la vie éternelle, … en surmontant tous les obstacles, … y compris la montagne de la mort physique (le Mont-Saint-Quentin), ... dont il faut percer le val (Perceval = percer le voile) à l’épée lumineuse/numineuse d’excalibur (= entaille foudroyante de l'esprit), qui en se fichant dans la roche (os du crâne de la tête de mort) ouvre une brèche, un passage philtrant/purificateur (passoire de Saint-Quentin) à la voix de la lumière du vivant, à léveil vers le sixième âge de l'existence purement spirituelle,… prolongeant la vie...

La « Queste des Chevaliers de la Table Ronde » :

Arthur : Je perds mes forces, je ne peux mourir, et je ne peux vivre.

Perceval : Bois de ce calice, tu renaîtras et la terre avec toi.

(Arthur porte le Graal à ses lèvres et boit).

Arthur : Perceval, Je ne savais pas combien mon âme était vide, avant qu'elle soit remplie ! 

(Extrait du dialogue du film Excalibur de 1981, réalisé par John Boorman).

 

La Quête de Perceval

« Dans le roc, symbole de la densité, une brèche s'ouvre et monte : telle est la Voie. ».

La Légende de la Queste du Graal

(la légende d'un plan doit être lu)

Les blasons qui illuminent les récits légendaires, de la Quête des Chevaliers du Graal, sont les signalétiques d'une cartographie céleste, la Table Ronde le cercle apparent des étoiles, et le Roi Arthur, l'ours, l'axe polaire stellaire.

 

 

« Nos châteaux tournoyants sont dans les ètoiles et notre queste ardente est au ciel ! »

[Le Roman de l'Essillié - Bohort de Gaunes]

 

Les blasons des trois Chevaliers prés...de la...destinée à la haute queste du Graal :

Galaad, Perceval, Bohort, sont à cet égard des ames-parlantes.

 

 

Les armes de Galaad, celui qui contemple l'intérieur du Graal, d'argent à la croix de gueules, est une figuration du Tétramorphe Terrestre, aligné sur le Zodiaque Céleste des Anciens.

Les armes de Perceval, celui qui, guidé par le campus stellae, le champ/chant des étoiles, contemple, par la brèche le val et le Château du Roi du Graal et qui est son Veilleur-Gardien.

Les armes de Bohort, l'exilé = celui qui quitte le Château du Graal afin d'organiser des joutes = rites de passage, d'hermine (semé d'hermines) aux trois bandes de gueules, les voies ou passages obligés sur le semé des étoiles (représentées ici par des queues d'hermine à l'ancienne = aux 5 pointes des étoiles pentacles).

Les trois bandes rouges (de gueules) du blason de Bohort, superposées au champ schématisé du calendrier astro-astronomique des Anciens, nous signalent les dates des levers et des couchers du soleil, et les ouvertures majeures des portails célestes (portes-induites), correspondant aux équinoxes et aux solstices.

 

 

Le Cortège du Graal

« Perceval ou le Conte du Graal » 

( Comte = Compagnon)

(d'après Chrétien de Troyes XIIe siècle)

 Une femme qui a perdu son mari et deux de ses fils se cache dans une la Gaste forêt (la Gaste = sauvage forêt) avec son dernier enfant « Perceval », ...

(ou Peredur de parator, « (celui) qui veille à, qui met en ordre, qui restaure » Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007, p.261)

 … et essaye, pour le préserver et le protéger, de l'élever loin de la civilisation, dans l'ignorance complète du monde et de la Chevalerie, qu'elle juge trop meurtrière.

Malgré toutes les précautions de sa mère, un printemps, Perceval rencontre un jour pour la première fois, un groupe de Chevaliers à la brillante armure qu'il prend pour des anges.

Il est très intrigué, et les somme de questions, toutes plus naïves les unes que les autres. Il en est si enthousiasmé qu'il quitte aussitôt le refuge et sa mère malgré les supplications de celle-ci qui ne voulait pas le perdre.

Il se rend à la cour du Roi Arthur où une jeune fille lui prédit un grand avenir.

Perceval rencontre un prudhomme (son parrain en Chevalerie) qui non seulement lui offre l'hospitalité, mais poursuit aussi l'éducation que sa mère lui a donné pour être digne de son état, et l'initie au maniement des armes, et le fait Chevalier :

« Avec cette épée que je vous remets, je vous confère l'Ordre de Chevalier qui ne souffre aucune bassesse. ».

[Cette première épée symbolise l'Orden de Chevalerie sous sa forme séculière ou terrestre.]

Après maintes péripéties et aventures, un soir qu'il cherchait un gîte, Perceval est reçu par le Roi Pêcheur qui lui offre l'hospitalité pour la nuit ;

et Perceval reçoit du Roi Pêcheur une épée extraordinaire (dont il n'existe que trois exemplaires identiques).

[Évocation directe des trois Chevaliers prés...de la...destinée à la haute queste du Graal : Galaad, Perceval et Bohort.]

[Cette deuxième Épée symbolise l'Orden de Chevalerie sous sa forme Régulière = Religieuse = Spirituelle = Céleste.]

Des valets (des serviteurs) l'habillent d'écarlate et l'introduisent dans une vaste salle carrée au milieu de laquelle gît, à demi couché sur un lit, un homme vêtu de zibeline (les pannes ou fourrures sont les attributs traditionnels de la royauté céleste.).

Pendant que Perceval s'entretient avec lui, il est témoin d’un spectacle étrange : un valet qui tient une « lance » resplendissante de blancheur s'avance :

 « À la pointe du fer de la lance perlait une goutte de sang et jusqu'à la main du valet coulait cette goutte vermeille. ».

Deux autres valets suivent avec des chandeliers en or. Puis vient une belle jeune fille richement parée.

Elle porte un « Graal » d'or pur orné de pierres précieuses.

Chrétien de Troyes souligne :

 « Il vint alors une si grande clarté que les chandelles perdirent la leur comme les étoiles quand le Soleil ou la Lune se lève. ».

Une autre jeune fille porte un tailloir ou plateau en argent.

L'étrange cortège va d'une pièce à l'autre tandis qu'on prépare un splendide souper. À chaque plat, le cortège réapparaît avec le Graal, sans que les assistants semblent y faire attention. Par contre bouleversé et intrigué, Perceval se demande :

 « À qui s'adresse le Service du Graal ? » Mais prisonnier de son éducation et de la bien séance « qui lui commande de réfléchir avant de parler et de ne pas poser de questions indiscrètes. ».

« il n'ose le demander ».

Après le repas, le châtelain, qu'un mal mystérieux semble ronger, se fait porter dans sa chambre par quatre serviteurs.

(les quatre serviteurs sont les quatre « Barons » où « Bannerets » qui entourent le « Pavillon » du Roi.)

Perceval s'endort à son tour. À l'aube, en se réveillant, il trouve le château vide. Actionné par des mains invisibles, le pont levis s'abaisse devant lui.

Perceval reprend la route, mais il est bien décidé à élucider le mystère et surtout à retrouver un jour le Graal.

Perceval continue sa queste mais délaisse la religion et se consacre exclusivement à la Chevalerie et devient un Chevalier talentueux.

Jusqu'au jour du Vendredi Saint ou il rencontre des pèlerins qui lui rappellent ses devoirs de chrétien, il décide alors de se repentir de ses péchés, et va chez un ermite pour se confesser qui se révèle finalement être son oncle et le père du Roi Pêcheur ; et il lui dit aussi ce qu'est le Graal :

« L'Hostie dont se nourrit le Roi Pêcheur. ».

Ainsi  en lui dévoilant son origine, Perceval prend conscience : de sa lignée et de ses « devoirs », dans la continuité des « enseignements de sa mère et de son parrain en Chevalerie. ».

L'ermite lui conseille :

« Aime Dieu, crois en Dieu et l'adore. ».

« Prudhomme et Prudefemme honore. ».

« Si une fille t'appelle à l'aide, une veuve ou une orpheline, secours-la. ».

Pour faire pénitence, Perceval reste deux jours chez l'ermite jusqu'à Pâques, et part l'âme en paix chez le Roi Pêcheur.

Les « Continuations » au « Perceval ou le conte du Graal » (de Chrétien de Troyes) nous précise : qu'une jeune fille hideuse reproche à Perceval son mutisme chez le Roi Pêcheur :

« Ton Silence nous fut un grand malheur, il fallait poser la Question. ».

Et elle l'accuse de tous les maux, « le roi est méhaigné (blessé) et la terre est gaste et inféconde, les cultures ne poussent plus et les femmes ne peuvent plus enfanter et perdent leur mari, le royaume est devenu complètement stérile, car roi et royaume sont étroitement liés ; tous ces maux là viennent de toi. ».

[Il s’agit de guérir le roi blessé (entre les hanches et les jambes) et de redonner fécondité à sa terre.]  [source : La Quête de Perceval Catholique = Universel et Libre.]

Dès lors, Perceval se donne pour but de résoudre le mystère du Graal.

Nulle peine il n'épargnera jusqu'à ce temps qu'il sache enfin quel homme se nourrit du Graal, qu'elle est cette lance qui saigne et sache aussi pourquoi elle saigne.

[source Wikipedia et résumé Elisabeth Kennel]

 

La Réponse est dans la Question « Queste..du..Lion »

 

 

La queste aventureuse de Perceval est d'abord celle de sa propre identité.

Perceval, c'est le naïf parfait mais son innocence est aussi sa force (L’origine du Graal selon Stéphanie Vincent).

C'est ce qui lui permet de se dépasser, en remettant « tout en question » et de se libérer de ses chaînes familiales et personnelles (croyances convictions certitudes) tout en faisant preuve de jugement et d'équilibre ; atteindre sa maturité son autonomie et son indépendance, pour son …« réveil personnel » (Père...Sonne...El).

Puis, c'est son libre attachement à l'Orden de Chevalerie, qui va le relier au Liber Mundi/le Livre du Monde Divin, qui le libérera du collectif de son siècle, de ses entraves sociétales, et lui donnera accès au « Royaume du Roi Arthur » avec la remise de sa première épée, lors de son adoubement à l'Orden de la Chevalerie Séculière… c'est… « l'éveil fonctionnel » (Fonction...El).

 Enfin, avec la prise de conscience de sa filiation …(son filem / le Roi Pêcheur est en fait son « Parent » ou son pareil).

C'est son détachement des emprises du monde qu'il lui reste à accomplir …« l'émerveillement de l'impersonnel » (l'Un...Père...Sonne...El) ... avec le service de l'Ordre collégial du pontificat, en intégrant l'Orden de la Chevalerie régulière/spirituelle/céleste … et participer à la restauration et à l'intégration du «monde temporel» à «l'univers intemporel» du « Vivant » : le Christ.

Ainsi s'explique  le « tailloir d’argent » (table d’attente d’argent plain de l’écu).

Qui nous conseille «à tailler et à rancher» au fil des deux «épées éclairantes» du «détachement» et du «discernement»,

… et la «  sainte lance … qui nous invite (« Un...Vite ») à « percer » la brume et le brouillard de nos pâles lueurs humaines, afin de laisser filtrer et recevoir, dans le « calice sacré de notre cœur l'éveil de la transcendance. ».

«  Arthur : ... Perceval … Je ne savais pas combien mon âme était vide, avant qu'elle soit remplie ! ». [La Très Sainte Coupe - Extrait du dialogue du film Excalibur de 1981, réalisé par John Boorman]

 

La Croix Ferrée

 

La Veillée d'Armes

 

 Entre la lumière des légendes et les brumes de l'histoire, l'authentique Chevalerie a conservé son auréole mystérieuse, expliquant les nombreuses fausses imitations et déviations qu'elle a suscité bien malgré elle, et dont l'origine repose sur le rite unique de l'adoubement, qui est la frappe,...  la re-naissance indicible,... l'épiphanie d'une cratophanie,... vécue au cours d'une cérémonie : La Veillée d'Armes.

 

La Veillée d'Armes

«  Sans Veillée d'Armes point de Chevalier. »

Avant d'être adoubé l'aspirant doit avoir été, au préalable,... adombré par le triple-cercle de ses ancêtres, de ses anciens et des ses aînés, ... qui l'auront formé à l'éthique de la vie du chevalier, sous la tutelle de son parrain,... à l'exemple de,...

« … Tristan qui a appris à chevaucher, à respecter les règles de la Chevalerie, à sauter, nager, courir, lancer la pierre, manier l'écu et la lance, les diverses sortes d'art et d'escrime, l'art de vénerie et de fauconnerie, tous les honnêtes ébats recommandés pour fuir l'oisiveté, mère des vices, et en même temps les usages de la courtoisie et les vertus requises au franc homme : honneur, fidélité, hardiesse, débonnaireté, démener grande largesse, parler avec mesure, ne blâmer personne à la légère, éviter les fous et servir les Dames » [Tristan et Iseut] ;

... et enfin se soumettre,..

... une nuit complète,... à l'ultime épreuve de la Veillée d'Armes, dont il sortira seul et victorieux ou renoncer à jamais à la Chevalerie.

Terribilis est locus iste

Son parrain le chapitre savamment :

Mon Fils : 

« Terribilis est locus iste »

(ce lieu est terrible, extraordinaire et fabuleux)

« Cette nuit, tu regagneras le vaisseau et tu la passeras à la ressemblance [à la ressemble...lance] ... de celle de Jacob ... [qui passa le gué du Yabboq = de celui qui se vide] ... » 

 Rappelle toi :

« Jacob resta seul...

Quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore ... [de l'eau-or] ... Voyant qu'il ne le maîtrisait pas, il le frappa à l'emboîture de la hanche,... et la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui .. .[cette blessure annonce la peine/nostalgie, résultante du souvenir d'une rencontre rapprochée avec l'ineffable] ... » 

« Il dit :

Lâche-moi, car l'aurore est levée, mais Jacob répondit :

Je ne te lâcherai pas, que tu ne m'aies béni ...»

« Il lui demanda :

Quel est ton nom ? - Jacob, répondit-il... »

« Il reprit :

« On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, ... [= celui qui lutte avec Dieu] ...  car tu as été fort contre Dieu et contre tous les hommes et tu l'as emporté ... »

Jacob fit cette demande :

« Révèle-moi ton nom, je te prie, mais il répondit :

Et pourquoi me demandes-tu mon nom ? et, là même, il le bénit ... »

« Jacob donna à cet endroit le nom de Penuel, car, dit-il, ... j'ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie sauve ...»

Au lever du Soleil, il avait passé Penuel et il boitait de la hanche ... ». [Genèse 32, 24-32]

« Mon Fils :

le Soleil va bientôt se coucher,

as tu embrassé tes Parents,

as tu fait tes « à...Dieu », ... auprès de tes Amis, 

et as tu bien recommandé ton Âme au Ciel ?

Vas !

Et, quand tu verras les derniers rayons du Soleil Couchant, ... au moment où la porte du vaisseau se refermera sur toi, comme se referme la pierre tombale ... »

« Mon Fils :

N'oublie pas ceci :

tu n'appartiendras plus qu'à la nuit,

et la nuit, elle n'appartient qu'aux anges ... [qu'aux messagers] ... ».

 

Constitution de la Chevalerie
(XIe, XIIe et XIIIe siècles)

 

Article 1

La chevalerie est une institution à caractère originairement militaire et religieux dont la fin est d’élargir ici-bas les frontières du Royaume de Dieu » (Léon Gautier) par le service et la défense des faibles, de la justice et de la paix. Elle vise à établir la cité temporelle sur les fondements des enseignements de Notre Seigneur Jésus-Christ. Toute chevalerie cherche d’abord le Règne de Dieu et sa Justice, sachant que le reste, c’est-à-dire la paix sur la Terre et les bienfaits qui en découlent, est donné par surcroît. Elle est une lignée historique de personne à personne sous forme d’un sacramental et donne grâce d’état pour autant que participation au serment de l’Ordre comme gardien de la Parole et une augmentation des dons du Saint Esprit : Force, Prudence, Justice et Tempérance.

Article 2

  1.  Née en occident bien avant le Xe siècle d’imprégnation de l’évangile dans la classe militaire, la chevalerie demeure un Ordre d’essence chrétienne. D’autres civilisations ont connu des institutions héroïques en elles-mêmes nobles et respectables, qui ont donné naissance à une morale aristocratique proche du Code chevaleresque. La chevalerie, l’héroïsme chrétien, constitue un radical renversement des valeurs profanes enseignant aussi que le Christ, Verbe de Dieu, a renversé ainsi toutes les connaissances terrestres et a prouvé qu’il était le premier des chevaliers. La chevalerie c’est le sacrifice à l’état d’institution.  La chevalerie est une des trois institutions de Paix  (concile du Puy 1038).
  2.  Les institutions héroïques non chrétiennes ne sont donc pas la chevalerie. Elles sont des préparations providentielles à la chevalerie, leur morale et leurs usages traditionnels purifiés et assumés par elles peuvent permettre d’arriver à la chevalerie du Christ.

Article 3

  1.  la chevalerie s’est manifestée aux XIe, XIIe et XIIIe siècles. Elle a permis les Croisades et donné naissances aux Ordres de chevalerie régulière connu des décadences. Toutefois, elle n’a jamais entièrement disparu : son esprit n’a cessé de se manifester dans le nombre de héros et de saints, et l’institution elle-même s’est maintenue avec honneur à travers des Ordres séculaires, non seulement au sein de l’Église Catholique qui l’avait suscitée, mais aussi dans d’autres portions de la Chrétienté déchirée.
  2.  La chevalerie renaît régulièrement à travers le temps, avec la conviction d’apporter pour sa part des réponses utiles aux graves problèmes de l’époque où elle reparaît, à tout siècle de fer répond une chevalerie d’acier.

Article 4

  1.  La chevalerie s’est alliée à la Chrétienté quelle a pour mission de défendre. La Chrétienté est la communauté de ceux qui croit en l’Amour du Christ, pour établir une civilisation humaine par libre consentement des peuples, sous l’influx de la grâce divine et la paix qui est la tranquillité indispensable dans l’Ordre.
  2.  La chevalerie ne sert pas un état ni une cause politique ou dynastique, des intérêts économiques, des intérêts de classe ou quoi que ce soit de purement temporel. Elle est régulation entre le gouvernant et les gouvernés comme le symbolise l’épée en fléau de la balance.

Article 5

La chevalerie adopte par imitation la tunique sans couture du Christ et comme son Maître souhaite que tous soit un comme le Père et le Fils sont Un dans l’Amour de l’Esprit Saint.

Article 6

La chevalerie a pour but essentiel d’œuvrer au bien commun et pour cela chacun de ses membres va jusqu’au sacrifice de sa vie si ceci s’avère nécessaire et efficace. L’Ordre étant chaque chose à sa place dans l’harmonie des fonctions.

Article 7

  1.  Toute chevalerie comporte un aspect combatif signifié par l’adoubement, et livre aux ennemis de l’Ordre chrétien un combat qui est à la fois spirituel et temporel.
  2.  La guerre révolutionnaire menée à la chrétienté démontre avec clarté que le combat spirituel appartient à la guerre. Les armées ne sont plus les seules à se mesurer sur un champ de bataille. L’enjeu de cette guerre est la population qui doit être protégée. La chevalerie doit contribuer à cette tache.
  3.  Le Ministère de la chevalerie est un Ministère d'Action.
  4.  Le chevalier est décidé à défendre les valeurs chrétiennes dont il a la garde. Nul chevalier ne peut refuser cette conséquence ultime de son adoubement. Force et libre arbitre chevaleresque doivent toujours être utilisés pour la sauvegarde des démunis, la Vérité et l’Amour, pour manifester la Foi.

De la Chevalerie comme institution

Article 8

La chevalerie est le collège formé par tous ceux qui ont reçu validement l’adoubement et vivent conformément au code de la chevalerie.

Article 9

La chevalerie est un Ordre dont la tête est le Christ et les membres sont l’autre partie dans la complémentarité de la fonction.

Article 10

  1.  L’adoubement crée les chevaliers, celui qui le confère est lui-même un chrétien laïc authentiquement chevalier adoubé ;
     Les rites, ont une valeur juridique, créent des chevaliers, ayant même devoirs et même droits, y compris celui de transmettre à leur tour la chevalerie ;
     Les décorations ou les Ordres de Mérites, ne sont pas des adoubements ;
    De même des cérémonies à caractère chevaleresque d’initiations ésotériques ou maçonniques ne créent pas de chevalier.

Article 11

  1.  L’adoubement est un sacramental, il comporte une bénédiction et confère au croyant qui le reçoit la grâce nécessaire pour accomplir les devoirs de chevalier.
     Nul laïc ne peut conférer l’adoubement qu’il n’ait été lui-même validement adoubé.

Article 12

  1.  Le rite de l’adoubement doit comporter les éléments suivants :
    - La volonté de transmettre et celle de recevoir ;
    - Le geste de ceindre l’épée ;
    - Des paroles exprimant la transmission de la chevalerie ;
    - La  paumée ou la colée
  2.  À quoi s'ajoutent d’autres éléments vénérables tels que :
    - la purification ;
    - La veillée ;
    - La déposition de l’épée sur l’autel ;
    - La bénédiction de l’épée  ;
    - Etc.
  3. La validité de l’adoubement dépend de l’authenticité de sa filiation. Celle-ci doit être continue et décelable.

Article 13

  1.  L’adoubement conféré à un non-chrétien est invalide, nul de plein doit et non advenu. A ce jour, il en est de même de l’adoubement conféré à une femme. (Nul besoin de recevoir ce que l'on possède déjà par nature.).
     Les Dames-Chevalières sont le cœur de la chevalerie où elles accomplissent leurs œuvres morales et leurs offices savants pour l'élévation, l'édification, et le Bien de tous.
  2. La tradition de la chevalerie reconnaît, en Marie la Dame des chevaliers, en l’Archange Michel vainqueur du Dragon, le Maître de la Chevalerie Céleste et de toute la chevalerie, St Georges étant son reflet terrestre.
  3. L’adoubement, entraînant des devoirs, ne peut être licitement conféré à des personnes inaptes ou non qualifiées. Nul ne peut être chevalier s’il n’est croyant sincère, ayant atteint l’age de la majorité, sain d’esprit et de corps, noble de cœur et loyal, courageux au physique et au moral, ayant fait ses preuves, animé de la volonté d’observer en tous points le code de la chevalerie au péril de ses biens et de sa vie.
  4. La chevalerie a toujours été distincte de l’état et de la noblesse ; elle est une aristocratie d’un autre ordre.

Article 14

Le code de la chevalerie s’impose à tous les chevaliers. Il a connu des rédactions diverses, mais contient les éléments suivants :

  • Foi, Espérance, Charité ;
  • Fidélité ;
  • Amour et Douceur, passion de la Vérité ;
  • Force ;
  • Mépris de l’argent, des compromissions, de la médiocrité ;
  • Respect et protection des Pauvres et des Faibles ;
  • Service de la Paix ;
  • Humilité et Magnanimité ;
  • Intrépidité ;
  • Courtoisie et Délicatesse.

Article 15

La chevalerie se profane et les crimes énoncés ci-après la provoque :

  • Apostasie de la Foi chrétienne ;
  • Aide aux ennemis de la Chrétienté ;
  • Attentat aux bonnes mœurs ;
  • Trahison ;
  • Transmission de la chevalerie à un membre de sectes ou partis anti-chrétiens ;
  • Et tout manquement à l’Honneur ou à la Parole donnée.
  • b) Toute profanation de la chevalerie est bannie ipso et facto d’office huc et nunc (ici et maintenant).

 

Des Ordres de Chevaleries

Article 16

L’état de chevalier séculier est toujours possible au sein du monde. Les Ordres réguliers constituent le milieu favorable et naturel. Ils sont des écoles de formation au service et au sacrifice attendu. Que la chevalerie est le sacrifice à l’état d’institution dans le détachement du profit.

Article 17

  1.  La chevalerie comprend : les Ordres chevaleresques et réguliers de formation ancienne, qui ont connu des évolutions diverses et se sont maintenus sans interruption jusqu'à nos jours ; Les Ordres anciens tombés en désuétude, et restaurés légitimement ; enfin, les ordres de fondation récente (XIXe et XXe siècles), qui ont été créés afin de poursuivre aujourd'hui l’idéal de la chevalerie dans le respect de son esprit et de ses traditions.
  2.  Les Princes de Maisons Souveraines ont souvent créé par le passé des Compagnies d’Honneur dites Ordres de chevalerie, pour récompenser leurs sujets de services éminents rendus à leur personne, à leur dynastie ou à leur état, et affermir ainsi les liens de fidélité qui les unissent à leur trône ou à leur maison. On admet communément que ces Princes, même s’ils n’exercent plus leur souveraineté, gardent néanmoins, et eux seuls, la faculté de créer et de régir ces sortes de Compagnies d’Honneur qui, pour respectables qu'elles soient, ne sont pas véritablement des chevaleries et leurs membres ne sont pas  chevaliers. La prétention des Princes à monopoliser la chevalerie à leur profit est dépourvue de tout fondement légitime et est, de ce fait, nulle de plein droit. Mais un Prince chrétien peut, comme toute autre chevalier, fonder un Ordre de chevalerie, s’il se conforme aux règles traditionnelles, notamment en ce qui concerne les fins générales de la chevalerie et sa transmission valide par l’adoubement.
  3.  Les simples décorations conférées par les Princes et les états ne sont pas des Ordres de chevalerie (Ordres de Cour). Les Ordres de chevalerie ne constituent pas des distinctions ou des décorations, ces distinctions propres aux Ordres de Cour et à titre accessoire ne peut exister qu’en vertu d’une décision du Sacré Collège. La chevalerie a toujours mis son honneur à servir, sans jamais rechercher de retour ou récompense.

Article 18

La diversité des Ordres est un bien qui découle de la nature même de l’homme et de la diversité des vocations. Elle manifeste la richesse de l’idéal chevaleresque. Elle permet d’éviter tous les totalitarismes. Elle doit favoriser une saine émulation dans le service désintéressé du Bien commun de la chrétienté.

Article 19

  1.  La légitimité d’un Ordre chevaleresque est constituée par la conformité de son esprit, de ses fins, moyens, organisation, usages et rites, à ceux de la chevalerie, tel qu’ils sont résumés dans le présent texte. Elle ne se confond nullement avec l’ancienneté de sa fondation, ni avec sa continuité historique. La Chevalerie est un Ordre dont la Loi morale et les fins ne sauraient être caduques. Des Ordres nouveaux peuvent être créés par suite d’initiatives privées. Les Ordres qui se sont perpétués sans interruption à travers les siècles doivent apporter la preuve de leur légitimité.
  2.  Un Ordre ancien parfaitement légitime peut ne comporter, en son sein, aucun chevalier adoubé, parce que l’usage de l’adoubement est tombé en désuétude. Cet état de chose doit être regardé comme anormal et ses responsables y remédier au plus tôt.
  3.  Les Ordres qui se sont maintenus dans toutes les obédiences chrétiennes doivent être regardés comme légitimes dans la mesure où ils conservent les traditions chevaleresques, s’emploient à promouvoir l’unité de tous les chrétiens et combattent pour la chrétienté.
  4.  Un Ordre contemporain peut prétendre se rattacher à un Ordre ancien. Il peut aussi ancrer son action dans la lignée d’un Ordre ancien en usant de ses règles.

Article 20

  1.  Les Ordres de chevalerie sont à leurs origines, pour la plupart, combattants et spirituels, comportant la profession solennelle des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, et tel est resté jusqu'à nos jours l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, dit de Malte. Ceux qui sont composés de chevaliers séculiers, constituent des confréries chevaleresques : Calatrava, Santiago, Montessa, Teutonique et Aviz.
  2.  Les Ordres nouveaux ou rénovés qui se veulent réguliers et chevaleresques, indiquent par-là qu’ils imposent à leurs membres une discipline ou règle, et mènent le combat pour la Chrétienté.
  3.  Le titre de Chevaleresque est réservé aux Ordres qui ont combattu en tant que tels, les armes à la main.
  4.  Le titre d’Hospitalier appartient à tout Ordre ayant une activité charitable réelle.
  5.  Le titre de Souverain appartient exclusivement à l’Ordre qui jouit de la souveraineté reconnue par plusieurs états, même si cette souveraineté ne possède pas l’assise d’un territoire. Seul l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, dit de Malte, dont le siège magistral est à Rome, est actuellement Souverain. D’autres tel ceux du conseil des Ordres, possède une juridiction autonome.
  6.  Le titre de Dynastique convient uniquement aux Ordres fondés par les Princes souverains ou de Maison ayant régné. Les Ordres dynastiques ne peuvent d’ailleurs être des chevaleries au sens propre du terme (voir art 4 § b et art 17 § b).
  7.  Le mot Ordre désigne traditionnellement toute compagnie chevaleresque légitimement constituée, et n’a pas nécessairement le sens restreint d’Ordre religieux tel que le définit le Doit canon.

Article 21

  1.  Les Ordres anciens conservent les souvenir des services rendus à la cause de la Chrétienté. Ce maintien des traditions rend présents et vivants à tous les chevaliers de ces Ordres les exemples de leurs Anciens et sont, pour eux, un motif de marcher sur leurs traces.
  2.  Il comporte donc :
    - Un retour aux sources de la simplicité, de l’humilité, de la piété chrétienne, du service des humbles et de la défense des opprimés par le don de soi-même ;
    Une revalorisation de l’adoubement, en réservant peu à peu le titre de chevalier à ceux qui sont régulièrement adoubés ;
    Un éloignement de la notion de décoration ;
    La promotion d’un esprit chevaleresque à la mesure du combat présent.

Article 22

Les Ordres nouveaux ne sont nécessaires que dans la mesure où les Ordres anciens ne répondent pas au format approprié à l’époque moderne. Ils évitent avec soin tout caractère honorifique, et gardent à leurs rites et cérémonies la sobriété qui convient.

Article 23

L’appartenance d’un chevalier à plusieurs Ordres est un usage non conforme à la tradition, nul ne pouvant servir deux maîtres ni observer deux rythmes.

Article 24

  1.  Les Ordres de chevalerie animés du désir de servir les valeurs chrétiennes, chacun selon sa manière propre, œuvrent à redonner à la chevalerie la place qui lui revient dans la vie.
  2.  A cette fin, tout Ordre chevaleresque et régulier :
    - Fait profession de christianisme, et ne saurait admettre dans ses rangs des chevaliers non chrétiens ou athées ;
    - Appartient à une confession chrétienne déterminée, ne peut admettre des membres d’une autre confession (voir art 23) ;
    - Confère validement l’adoubement chevaleresque à ses membres, et veille à ce que ceux-ci ne transmettent pas inconsidérément la chevalerie ;
    - Se conformes aux fins de la chevalerie ;
    - Impose à ses membres, sous la foi d’un serment, d’une profession ou d’un engagement d’honneur, prononcés après un temps de probation convenable, des obligations particulières, dont quelques-unes à caractère religieux, et un style de vie conforme au code, aux usages et coutumes chevaleresques ;
    Développe chez ses membres, par une formation religieuse, l’éthique chevaleresque ;
    - Organise des activités chevaleresques concrètes pour le service du Prochain.

Article 25

  1.  Il revient à l’ensemble des Ordres de chevalerie, de s’adonner par tradition à l’Hospitalité et au service des Faibles, de combattre les idéologies qui falsifient la rectitude de la Parole et portent atteinte à la dignité et à la liberté de l’homme créé à l’image de Dieu, de promouvoir des institutions conformes au Droit naturel, de favoriser les relations entre les peuples en vue de promouvoir la paix chrétienne, de porter secours aux Nations captives de tout état totalitaire, de veiller au libre accès aux Lieux Saints, de diffuser l’idéal chevaleresque.
  2.  La chevalerie a un rôle qui doit être reconnu dans la vie internationale et légitimement respectée.

Article 26

  1.  Il est contraire à la nature de la chevalerie de se placer sous la tutelle d’un état ou à son service exclusif. Les ordres sont loyaux à l’égard des Pouvoirs temporels légitimes, et au-delà des intérêts temporels, ils servent partout la Chrétienté et la Paix.
  2.  La protection d’un Prince ou d’un état ne doit pas aliéner un Ordre chevaleresque, et le priver de son indépendance morale et spirituelle.
  3.  Il n’est pas permis à un Ordre authentique de se soumettre à l’hégémonie d’associations ou d’entités philosophiques ou politiques même soi-disant neutres.
  4.  L’Ordre de chevalerie n’étant pas une création d’état ne peut en aucun cas être abrogé par quelque décret que ce soit.

Article 27

Les Ordres renoncent aux initiatives inspirées par la vaine gloire et un puéril amour des titres et décorations de pacotille ou au goût de lucre et à l’escroquerie. Ils nient la qualité chevaleresque de ces entreprises.

Article 28

Les Ordres peuvent ménager les consultations utiles entre leurs représentants, en vue de promouvoir une unité d’action pour la réalisation des fins de chevalerie. Ils peuvent aussi passer des accords ou contracter des alliances les uns avec les autres, d’une manière provisoire ou permanente tel le conseil de l’Ordre de la chevalerie régulière en Espagne.

Article 29

Les Ordres d’Honneur, qui habilités à sanctionner les défaillances, sont favorables au but fixé par les présents principes.

 

 

 

 

Le Sceau de Bethlehem 

 

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