Concerne les sujets suivants : OVNIS, UAP, Crops Circles, Décryptage, les Stellaires, Aliens, extraterrestres, etc.
La Cratophanie du Lisboa (Lisbonne), du 30/07/1977
Trafaria - Portugal
[Lisboa (Lisbonne) - Capitale et plus grande ville du Portugal, au climat méditerranéen - Habitants : 801.155 habitants en 1960 (8 007,54 hab/km2) - 807.937 habitants en 1981 (8 075,33 hab/km2) - 547.733 habitants en 2011 (5 474,59 hab/km2) - Superficie : 100,05 km2.]
mui nombre e sempre leal cidade de lisbao
Ville de Lisbonne très noble et toujours fidèle
Enquête du CEAFI.
Présentation et Commentaires de Jacques Scornaux
Portugal, 30 Juillet 1977 LDLN n° 210
Lisboa (Lisbonne) - Trafaria - Portugal - 30/07/1977 - 2 h 15 ou 2 h 30 environ - Enquête du CEAFI
RR1 de Mme Aura Pavia Magalhaes Lisboa, 64 ans, Melle Maria Elisa Magalhaes Lisboa, 33 ans, de Mme Ana Malta, de Mme Manuela Cunha.
INTRODUCTION
Il y a 3 ans, nous avions publié le récit de l'observation d'une formation d'OVNI faite par deux touristes le soir du 31 juillet 1977 sur la plage d'Estoril ! Portugal) !
(1) Nous avions à l'époque fait parvenir une copie de notre enquête au groupe portugais CEAFI.
(2) En lui demandant s'il avait connaissance d'autres témoins de ce phénomène. En réponse, nous avons reçut ! il y a quelques mois le compte rendu d'enquête ci-dessous, qui ne constitue pas à proprement parler une confirmation de l'observation des touristes, puisque les faits qui suivent sont survenus la veille et que le phénomène observé est, on le constatera, nettement différent.
Nous avons néanmoins estimé utile de publier cette autre observation, en fonction de son intérêt propre. Nous remercions vivement nos confrères du CEAFI pour leur coopération. Notre gratitude va aussi à Mme Françoise Jozon pour l'aide précieuse qu'elle nous a apportée dans la traduction du texte portugais.
L’ENQUÊTE
Date : 30 juillet 1977
Heure : entre 2 h 15 et 2 h 30 environ
Lieu : entre Lisbonne et Cascais
Témoins : 1. Aura Pavia Magalhaes Lisboa, 64 ans. Cours supérieur du Conservatoire ; a étudié plusieurs années à l'étranger, notamment en Angleterre, en France, en Suisse et en Espagne, avec Pablo Casais et Alexis Weisenberg. Occupe une partie de son temps comme professeur, poste qu'elle détient depuis 21 ans. Mme Lisboa fait en outre partie de l'orchestre du Théâtre S. Carlos.
2. Maria Elisa Magalhaes Lisboa, 33 ans, 7 e année d'histoire, actrice. Fille du témoin n° 1.
3. Ana Malta, peintre.
4. Manuela Cunha.
Il n 'a pas été possible d'obtenir plus de renseignements sur ces deux derniers témoins, qui sont des collègues du témoin n° 2.
Récit du témoin n° 1
La date de l'apparition est le 30 juillet. J'avais été à Evora avec l'orchestre du Théâtre de S. Carlos. Au retour, ma fille m'attendait à Lisbonne afin de m'accompagner à Cascais. Deux collègues de ma fille qui habitent à Malveira ont profité de la voiture et sont venues avec nous. Au moment où nous sommes passées près de l'aquarium Vasco de Gama, à Dafundo, les collègues de ma fille ont regardé du côté du fleuve et nous avons aperçu, à peu près au-dessus de Trafaria, une grande sphère émettant une lumière très claire, qui faisait penser à une petite lune. Mais la lune nous éclaire et celle-ci ne nous éclairait pas. Elle se trouvait à ce moment arrêtée. Sa taille était à peu près un quart de la pleine lune.
La lune était là aussi, mais plus à droite, c'est-à-dire dans la direction de Cascais. Quand nous nous sommes trouvées sur l'autoroute, ma fille, qui conduisait à ce moment, a regardé aussi (elle ne voulait ni ne pouvait s'arrêter, parce que c'était dangereux) et nous avons constaté que du côté de cette sphère sortait une sphère plus petite ; deux autres petites sphères lumineuses sortirent de la partie inférieure, ce qui fit un total de trois. A ce moment , nous étions déjà à Caxias, et le phénomène, qui se trouvait sur le côté, est passé derrière nous ; il donnait l'impression qu'il ne venait pas vers nous, mais qu'il allait dans le même sens. Plus loin, mais je ne pourrais pas préciser où, j'ai constaté sa disparition.
Interrogatoire du témoin n° 1
Enquêteur : Quelle était la taille de l'objet principal ?
Témoin : Comme je ne puis pas calculer la distance à laquelle il se trouvait, je ne puis pas dire quelle était sa taille. Le plus que je puisse faire, c'est un dessin, mais il ne correspondra peut-être pas à la réalité, puisque les collègues de ma fille ont vu à un moment donné les sphères lumineuses former un triangle.
E : Quelle heure était-il quand vous avez observé le phénomène ?
T : Il devait être 2 h 15 ou 2 h 20.
E : Pendant combien de temps avez-vous observé l'objet ?
T : Nous avons cessé de le voir entre Caxias et Paço d'Arcos et nous avons commencé à le voir, comme je vous l'ai dit, à Dafundo. Cela fait peut-être 15 minutes.
E : Avez-vous assisté à la fusion des trois objets ?
T : Non, je n'y ai pas assisté.
E : Combien de couleurs émettaient les objets ?
T : Ils étaient tous de couleur argentée.
E : Les trois objets étaient-ils très petits par rapport au vaisseau-mère ?
T : Ils étaient effectivement très petits.
E : L'un des quatre objets émettait-il des rayons lumineux ?
T : Non.
E : Et de la fumée ?
T : Non plus.
E : L'un des trois objets était-il transparent ?
T : Non.
E : Étaient-ils solides ?
T : Oui, ils étaient tous solides.
E : Avez-vous observé l'un des phénomènes à l'arrêt ?
T : Le grand vaisseau était arrêté, les autres se déplaçaient quand ils sont sortis, et seulement ensuite ils se sont tous mis en mouvement.
E : Les objets ont-ils décrit une courbe ou se déplaçaient-ils toujours en ligne droite ?
T : Quand je les ai aperçus, ils se trouvaient de ce côté-ci, ensuite ils se sont placés derrière la voiture et je ne suis pas parvenue à les voir effectuer une courbe quelconque.
E : Avez-vous remarqué un changement de forme de l'un des objets ?
T : Non.
E : Avez-vous constaté une modification de votre état de santé ?
T : Non, je n'ai rien remarqué.
E : Avez-vous constaté une modification du fonctionnement de votre voiture ?
T : Non, peut-être en raison de la distance qui nous séparait des objets.
E : La vitesse des objets était-elle inférieure ou supérieure à celle d'un avion à réaction ?
T : Très supérieure, principalement après la sortie des trois objets.
E : Avez-vous la radio dans votre voiture ?
T : Non.
E : Pensez-vous que le phénomène que vous avez vu était une soucoupe volante ?
T : Je le pense. Je trouve naturel qu'il y ait d'autres mondes habités et qu'ils doivent être beaucoup plus évolués que nous, puisqu'ils visitent une planète habitée, ce que nous n'avons pas encore réussi.
E : Y avait-il des nuages dans le ciel à l'altitude de l'observation ?
T : Non, le ciel était dégagé.
E : Si vous aviez tendu le bras, pensez-vous que vous auriez pu cacher l'objet avec la main ou même avec deux doigts ?
T : Avec le doigt non, mais avec la main, j'aurais pu.
E : Portiez-vous des lunettes au moment de l'observation ?
T : Oui.
E : Aviez-vous déjà lu quelque chose sur cette question ?
T : J'avais lu un livre d'un officier américain.
E : Pendant l'observation, avez-vous remarqué un fait anormal que vous estimez digne d'un plus grand intérêt ?
T : J'ai trouvé cela joli, principalement quand de la grande sphère sont sorties les trois plus petites.
E : Vous avez été témoin d'un autre cas très intéressant. Voulez-vous nous le raconter ?
T : Ce devait être en août de l'an dernier, alors que nous passions une après-midi par Guicho en direction de Cascais. J'étais accompagnée d'une autre de mes filles et nous avons vu sur la mer une chose assez grande en aluminium qui ressemblait à un chapeau mexicain. Elle était posée sur la mer ; nous nous sommes étonnées et nous avons même dit : "mais quel drôle de bateau !" Nous avons constaté qu'il n'avait ni mât, ni hublots, c'était une chose lisse. A ce moment, nous ne pensions pas que ce pouvait être une soucoupe volante, nous estimions toujours que c'était un étrange bateau. Après un certain temps, peut-être une semaine nous avons pensé à cette histoire et nous avons conclu que c'était un OVNI.
E : Comment votre attention a-t-elle été attirée par le phénomène ?
T : Nous avons regardé de façon naturelle vers la mer et c'est à ce moment que nous l'avons aperçu. Il nous donnait l'impression de se trouver sur la ligne d'horizon, peut-être à mi-distance du Cap de Roca.
E : Avez-vous assisté à la disparition de l'objet ?
T : Non, comme nous étions en voiture, nous ne nous sommes pas arrêtées.
E : Combien de lumières avez-vous remarqué sur l'objet ?
T : Nous n'avons vu aucune lumière, car il était deux ou trois heures de l'après-midi et il nous semblait que c'était un objet d'aluminium qui était posé là.
E : L'avez-vous toujours vu à la même place ?
T : Oui.
E : Avez-vous remarqué si l'objet émettait de la fumée ?
T : Il n'émettait ni fumée, ni lumière.
E : Y avait-il à ce moment des navires à proximité du phénomène ?
T : Il n'y avait aucun type de navire à ce moment.
E : Avez-vous été les seuls témoins qui ont assisté au phénomène depuis le rivage ?
T : Dans notre voiture, H n'y avait que deux personnes, et je me souviens qu'il y avait à ce moment de nombreuses autres personnes dans les environs, comme c'est généralement le cas à cette époque de l'année. Ont-elles témoigné ou non, cela je n'en sais rien.
E : Quelle était la longueur de l'objet ?
T : J'avais l'impression qu'il était deux fois plus grand qu'un transatlantique.
E : Et quelle était sa hauteur ?
T : Je ne suis pas très douée pour les calculs de ce genre, mais par rapport à la hauteur des transatlantiques que j'avais vus, il était beaucoup plus haut. Ce qui a attiré mon attention, c'est que l'objet ne possédait pas de hublots, ni de cheminée ou de pont. Il n'avait rien.
Au moment où se terminait notre entretien avec Laura Lisboa est arrivée sa fille Maria Elisa Magalhaes Lisboa, qui s'était rendue à Malveira dans le but précis de ramener les deux autres témoins qui avaient assisté au phénomène. Comme ces deux personnes ont été dans l'impossibilité de venir à Cascais, nous n'avons pas obtenu leur déposition. Maria Elisa Lisboa nous a cependant fait la déclaration suivante.
Récit du témoin n° 2
J'étais accompagnée de deux collègues qui se trouvaient sur la banquette arrière. L'une d'elles a dit : "Je vois une chose étrange. Ce doit être une soucoupe volante. " J'ai regardé vers la gauche et j'ai vu une énorme boule de lumière. J'étais un peu émue, mais j'ai regardé à nouveau. A ce moment, j'ai vu sortir du côté droit une boule beaucoup plus petite. Je me suis alors presque arrêtée et j'ai regardé une nouvelle fois ; j'ai vu à ce moment deux autres boules sortir sur le côté, les trois se suivant de front. Elles firent un mouvement très rapide en arrière, et à la jonction de l'autoroute, elles disparurent derrière les arbres.
Interrogatoire du témoin n° 2
E : Pendant combien de temps avez-vous observé le phénomène ?
T : Je l'ai observé à trois reprises, peut-être trente secondes chaque fois.
E : Vous avez dit qu'elles avaient disparu derrière les arbres, lesquels ?
T : Je sais qu'ils se trouvaient du côté droit de la route. A ce moment, nous allions à Caxias.
E : Avez-vous assisté à la fusion des objets ?
T : Non, je n'y ai pas assisté.
E : Quelle était la position de la lune ?
T : La lune se trouvait presque en face de moi et l'objet était plus à gauche.
E : Quelle était la forme des objets ?
T : Ceux que j'ai vus étaient ronds.
E : A quelles variations de luminosité avez-vous assisté ?
T : Je n'ai observé qu'une seule couleur, qui était argentée, très intense pour tous les objets.
E : Avez-vous déjà observé une luminosité identique à celle qu'émettait le phénomène ?
T : Non je n'ai jamais observé une telle luminosité.
E : Avez-vous constaté si un des objets était transparent ?
T : Non.
E : Quelle était la distance entre votre voiture et l'objet ?
T : C'est très difficile à dire. Il me semblait que le phénomène se trouvait sur l'autre rive.
E : Avez-vous remarqué un changement de forme de l'un des objets ?
T : Quand elles sont sorties, j'ai remarqué une sorte de bande de lumière.
E : Avez-vous constaté une modification de votre état de santé depuis l'observation ?
T : Je n'ai rien remarqué. Je me souviens seulement que j'étais excitée et émotionnée.
E : Avez-vous éprouvé quelque difficulté visuelle ?
T : Non
E : Portiez-vous des lunettes ?
T : Oui.
E : Quelle était leur force ?
T : 2,5 pour le verre gauche, 3 à droite.
E : Avez-vous constaté la présence de fumée sur l'un des objets ?
T : Non.
E : Pouvez-vous comparer leur vitesse à celle d'un avion à réaction ?
T : Elle était beaucoup plus grande. L'objet se trouvait initialement à l'arrêt, mais après la sortie des trois petites sphères, les objets accélérèrent à grande vitesse et disparurent en maintenant toujours la même distance entre eux.
E : Pensez-vous que le phénomène que vous avez observé était une soucoupe volante ?
T : Je le pense.
E : Pourquoi ?
T : Parce que je trouve parfaitement logique (même si je ne sais pas d'où ils viennent) que dans un Univers aussi grand, il y ait d'autres planètes habitées possédant un niveau de technique et de civilisation beaucoup plus élevé que le nôtre.
E : Que pensez-vous de cette affaire ?
T : Je n'avais jamais vu quelque chose de ce genre et je ne connais pas d'objet volant terrestre aussi grand et présentant une luminosité aussi forte quand il est à l'arrêt ; je ne connais pas non plus d'objets qui se déplacent à une telle vitesse.
E : Si vous aviez tendu le bras, auriez-vous pu cacher le phénomène avec deux doigts ?
T : Avec deux doigts non, mais avec la main oui.
E : La taille des objets était-elle plus grande que celle d'un avion commercial ?
T : Sans aucun doute.
E : Combien de fois plus grande ?
T : Deux fois plus grande.
E : L'objet éclairait-il une zone par laquelle vous êtes passée ?
T : Je n'ai rien remarqué et la nuit était très claire.
E : Aviez-vous déjà lu quelque chose sur cette question ?
T : Non. J'avais déjà entendu parler de cette question, mais je n'avais jamais rien lu.
Fin de l'enquête du CEAFI
La Tour de Belém – Lisbonne
NOTRE COMMENTAIRE
Nous tendons à penser que cette observation pourrait être la même que celle qui était décrite dans les termes suivants dans les "Nouvelles récentes" de LDLN n° 168 :
"Le 31 juillet 1977, quatre personnes circulant en voiture entre Lisbonne et Estoril ont vu dans le ciel un objet brillant de grande dimension suivi de trois autres plus petits. Les moteurs des voitures se sont arrêtés lors du passage du phénomène, qui se dirigeait vers la mer".
Le nombre de témoins, le fait qu'ils sont en voiture et la configuration du phénomène correspondent.
Quant à la date et au détail de l'arrêt du moteur, la grande presse n'en est plus à une erreur ni à une enjolivure près…
Quoiqu'il en soit, la présente observation ne peut pas être considérée comme une véritable confirmation de celle des deux touristes à Estoril :
entre le 30 juillet à 2 h et le 31 à 23 h, il y a un intervalle de 45 h, et les phénomènes observés ne se ressemblent guère.
Les lieux sont en revanche fort proches. Tout ce que l'on peut conclure, c'est que diverses personnes ont indépendamment observé des choses bizarres dans le ciel des environs de la capitale portugaise à la fin de juillet 1977.
Ce genre de confirmation très partielle, qui laisse l'esprit quelque peu insatisfait, est assez classique en ufologie.
Quand on cherche à corroborer une observation intéressante, on trouve souvent d'autres témoins, mais il y a généralement des différences plus ou moins importantes d'heure et de caractéristiques par rapport à la première observation. Cette situation, par sa fréquence, vaut la peine que l'on réfléchisse à ce qu'elle pourrait impliquer…
Il est par ailleurs regrettable que les questions de l'enquêteur soient un peu trop "fermées" :
les témoins n'ont souvent plus qu'à répondre par oui ou par non, et l'énoncé des questions fournit parfois des éléments d'information qu'un témoin un peu hâbleur pourrait utiliser pour enjoliver son récit. Ce n'est heureusement pas le cas :
nous avons manifestement affaire à des témoins très pondérés et on ne décèle aucune tendance à l'exagération dans leur récit.
On peut regretter aussi que les orientations, peut-être évidentes pour un Lisboète, ne soient pas mieux précisées.
Un coup d’œil sur la carte nous a montré que les localités citées se situent entre Lisbonne et la mer, le long de l'estuaire du Tage :
Caxias est à 13 km de la capitale portugaise, Estoril (lieu de l'observation des touristes) à 24 km et Cascais à 28 km.
Nous n'avons pas trouvé Dafundo, sans doute un faubourg de Lisbonne. Trafaria, au-dessus duquel se tenait initialement le phénomène, est sur la rive opposée, à peu près en face de Caxias, c'est-à-dire au sud et à la gauche des témoins, qui roulaient vers l'ouest.
Mais dans l'ensemble, nos confrères portugais ont fait du bon travail et ont posé des questions très pertinentes.
Les estimations des dimensions et des vitesses doivent bien entendu être accueillies avec les plus grandes réserves, en l'absence de repères pour l'évaluation des distances. Il y a d'ailleurs une contradiction entre la description de l'objet principal comme une "petite lune" et le fait que les témoins ont estimé après coup que deux doigts n'auraient pas suffi à le recouvrir :
c'est là un effet sans doute de l'archiclassique surestimation du diamètre lunaire apparent (pour rappel, la valeur réelle est de 4 mm à bout de bras, soit bien moins qu'un doigt).
Ces réserves étant faites, ce cas présente l'intérêt principal, à notre sens, d'appartenir à la catégorie classique mais assez peu nombreuse des OVNI qui donnent naissance à d'autres objets plus petits :
à la grande époque de l'HET au premier degré, on aurait parlé de "vaisseau-mère", mais aujourd'hui cette expression risque de paraître un peu "rétro". Par la forme sphérique de l'objet principal, ce cas présente une ressemblance particulière avec une observation faite le 22 septembre 1954 vers 20 h. près de Fontainebleau.
Ce soir-là, Mme Gamundi a observé pendant une demi-heure une vaste boule lumineuse de couleur rougeâtre immobile dans le ciel. Cette boule était entourée d'une sorte de fumée mouvante également lumineuse. De la partie inférieure de la boule sont successivement sorties plusieurs autres boules lumineuses beaucoup plus petites qui s'éloignèrent à toute allure. A l'approche d'un avion, la boule disparut à grande vitesse dans les nuages (3).
Les "vaisseaux-mères" ne sont donc pas toujours cigaroïdes. Il nous paraît utile de relever que dans un récent ouvrage "réductionniste" sur la vague de 1954, le cas qui précède est décrit en deux mots (pas un de plus !) comme un "phénomène lumineux" et est, par amalgame avec d'autres observations du même jour, assimilé à une grosse météorite (4), sans que les auteurs estiment devoir nous préciser si leur conviction s'appuie sur une contre-enquête auprès du témoin (ne fût-ce que par téléphone…)
Pour conclure par un retour à l'observation portugaise, nous ne voyons pas à quel phénomène connu elle pourrait correspondre (la lune est exclue, puisque les témoins la voyaient simultanément), et elle nous paraît donc réellement "non identifiée". Mais nous sommes prêt à accueillir toute explication qui serait solidement étayée.
NOTES
1. LDLN n° 176, juin-juillet 1978, pp. 19-20.
2. Centro de Estudos Astronomicose de Fenomenos Insolitos, rua de Sada Bandeira, 331.3°. Salas 31/32, Porto, Portugal.
3. Aimé Michel, Mystérieux objets célestres, éd. Seghers, 1977, pp. 89-90.
4. Gérard Barthel et Jacques Brucker, La grande peur martienne. Nouvelles Éditions Rationalistes, pp. 172-173.
Rappel
Le Supranaturel
Une intelligence non-humaine s'adresse aux humains depuis des temps immémoriaux.
Le fait d’examiner dans le détail le contenu polysémantique des apparitions ufologiques nous conduira à dégager sa cause, son origine et sa nature.
Quel est son objectif, sa motivation, son programme, qui est-elle ?
Elle répond indirectement avec la RR1 Trafaria du 30/07/1977
Pour mieux la cerner, en complément de la lecture littérale, nous vous proposons d’utiliser le logiciel traditionnel anagogique (analogique, allégorique, éthique), programmé pour la conversion du métalangage des apparitions surnaturelles et des rencontres rapprochées avec l'ineffable.
Une Autre Vision
Du point de vue traditionnel, une RR-Ovni, est une cratophanie d’images, qu’il faut identifier chacune individuellement, comme les pièces éparses d’un puzzle, pour les assembler, de proche en proche, en une grille logique, tissée au canevas des fils de chaîne entremêlés aux fils de trame, qui nous révèle sa tapisserie finale, son épiphanie.
Les pièces du puzzle des mots et des images symboliques
La synchronicité des mots et des images
l'énorme boule de lumière d'où sortent 3 sphères lumineuses plus petites est une représentation de la Sainte Trinité, 3 personnes en une, le Père, le Fils et le Saint Esprit ;
la teinte argentée des sphères qui renvoie à l'inaltérabilité du métal affirme l'éternité immuable des sphères divines ;
les noms des 4 femmes témoins nous donne la clef de lecture du message délivré par la cratophanie/RR1 de Trafaria :
deux témoins, mère et fille, ont pour patronyme Lisboa = Lisbonne = port sûr,
comme le nom de la plus grande ville/capitale du Portugal dans les faubourg de laquelle ils observent l'apparition non-identifiée située de l'autre côté de l'estuaire, et au-dessus de la paroisse civile/ville de Trafaria = estuaire/exceptionnel ;
Mme Aura = air en mouvement/esprit, Pavia = croire/foi en nous, Magalhaes = giron/protection, Lisboa = port sûr,
Melle Maria = chère/aimée, Elisa = Dieu est plénitude,
Magalhaes = giron/protection, Lisboa = port sûr,
Mme Ana = Sainte Anne, mère de la Saint Vierge Marie, Malta = havre/refuge ;
Mme Manuela = Dieu est avec nous, Cunha = femme ;
Mme Lisbora a 64 ans : 6 + 4 = 10 = la plénitude de la divinité,
sa fille Maria = Marie = Mère de Jésus a 33 ans, l'âge de Jésus Christ ;
l'association de ces noms propres, donne une forme de prière ou de litanie en lien avec Sainte Anne et à la Sainte Vierge, Mère de Dieu :
Sainte Anne, (mère de) Marie Mère de Jésus, (nous sommes un) havre/refuge, (un) Port sûr, (et nous accordons) notre protection/notre giron (à tous ceux ceux qui ont) foi en nous, (car) l'Esprit (de) Dieu est avec nous ;
la date du 30/07/1977, jour de la fête de Sainte Juliette renvoie au grand amour pure et immaculée.
L’Epiphanie
Cette cratophanie nous rappelle que le Portugal
(Portugal = qui porte le Saint Graal),
qui a été libéré, façonné et défendu par l’ordre des Chevaliers du Christ,
a été sanctifié, en 1917, avec l'apparition à Fatima, du Saint Vase de l'Immaculée Conception (Evora = ivoire),
la Sainte Vierge Marie qui a conçu dans le giron de son Cœur, la Très Sainte Divinité du Seigneur.