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Concerne les sujets suivants : OVNIS, UAP, Crops Circles, Décryptage, les Stellaires, Aliens, extraterrestres, etc.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

La Cratophanie de Fanjeaux, de la fin 1967 - Carrefour du monastère de Prouille - Aude (11) - Occitanie - France

 

Les Ponts

« Une fable est un pont qui conduit à la vérité ! »

[Antoine-Isaac Sylvestre De Sacy]

 

[Fanjeaux (11) - Aude - Occitanie - France - est une commune rurale peu ou très peu dense, au climat océanique altéré à dominante méditerranéen - Habitants : 804 habitants en 1962 (31,54 hab/km2) - 776 habitants en 1968 (30,4 hab/km2) - 748 habitants en 1975 (29,3 hab/km2) - 859 habitants en 2020 (33,7 hab/km2 ) - Superficie : 25,49 km2]

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

Fanjeaux (11)

 la clef du ciel

De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

 Monastère Dominicain de Prouilhe/Prouille - Fanjeaux (11)

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

Fanjeaux, berceau des Dominicains, a été un centre religieux extrêmement actif, doté de plusieurs confréries, notamment celle de Notre-Dame.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

Sceau de l'Ordre Dominicain

Laudare, benedicere, praedicare Contemplata aliis tradere Veritas

Louer, bénir, prêcher, contempler, transmettre la Vérité aux autres.

 

Fanjeaux (11) - Carrefour du monastère de Prouille - Aude - Occitanie - France - Fin 1967 - 1 h 30 du matin environ - Enquête de T. Revel et D. Lacanal - LDLN n° 201 - RR1 de Monsieur et Madame Pons. Age : 30 ans environ.

Enquête de T. Revel et D. Lacanal

du Groupement Midi-Pyrénées de Recherche sur les OVNI LDLN n° 201

Nouvelle observation d'OVNI dans les lieux saints dominicains du Lauraguais (Aude)

RELATION DES FAITS : 

Lieu : Carrefour du monastère de PROUILLE (Aude) Carte Michelin n° 82, pli 20.

Témoins : Monsieur et Madame PONS. Age : 30 ans environ.

Date : Fin 1967

Heure : 1 h 30 du matin environ.

Après l'opéra de Wagner, M. PONS, qui est violoniste au théâtre du Capitole de Toulouse, se dirige avec sa femme vers Limoux, en voiture, afin d'y rejoindre sa famille comme il le fait pratiquement toutes les semaines.

Après avoir quittés Villasavary sur la N 623 ils vont à trois reprises côtoyer l'étrange. Pour ne rien oublier des détails de ces rencontres ils les mentionneront par écrit quelques temps plus tard. Ce sont sur ces bases, corrigées et complétées par les résultats de l'enquête que nous allons suivre ce jeune couple dans leur aventure.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

D'après LDLN n° 201

 

Première rencontre

Alors que nous roulions avec ma vieille Dauphine à moins de 90 km/h, à la sortie d'une courbe un engin métallique apparaît en travers de la route, à la lumière de mes phares, à environ 70 m. Tout d'abord j'ai pensé à un camion traversant la route, ma femme me cria :

«Freine, ce n'est pas un camion».

L'engin traversa la route de gauche à droite.

Arrivé rapidement sur les lieux du passage je me suis arrêté sur le bord de la route. J'ai stoppé le moteur, je suis descendu de voiture, mais je n'ai absolument rien vu ni entendu…

La visite des lieux et les compléments de l'enquête ont permis de détailler avec précision le film des évènements lors de cette première observation.

— Dès la sortie du virage les phares éclairent une masse d'un gris métallique en travers de la route ; comme une citerne ou un petit sous-marin, diront-ils.

— Rien ne fait saillie sur cette surface bombée

— De part et d'autre de la route, deux phares ou plutôt deux lumières, dont les couleurs changeantes et amalgamées sont en fait indéfinissables :

rouge, jaune, blanc…

— M. Pons ralentit, sentant bien que s'il ne s'arrête pas il va percuter l'engin.

— Les lumières extrêmes s'éteignent ;

L'engin se déplace de la gauche vers la droite et quitte leur champ visuel.

— Les croquis et la photo donnent la description des lieux et les dimensions approximatives du phénomène.

D'après LDLN n° 201

 

Première rencontre

Alors que nous roulions avec ma vieille Dauphine à moins de 90 km/h, à la sortie d'une courbe un engin métallique apparaît en travers de la route, à la lumière de mes phares, à environ 70 m. Tout d'abord j'ai pensé à un camion traversant la route, ma femme me cria :

«Freine, ce n'est pas un camion».

L'engin traversa la route de gauche à droite.

Arrivé rapidement sur les lieux du passage je me suis arrêté sur le bord de la route. J'ai stoppé le moteur, je suis descendu de voiture, mais je n'ai absolument rien vu ni entendu…

La visite des lieux et les compléments de l'enquête ont permis de détailler avec précision le film des évènements lors de cette première observation.

— Dès la sortie du virage les phares éclairent une masse d'un gris métallique en travers de la route ; comme une citerne ou un petit sous-marin, diront-ils.

— Rien ne fait saillie sur cette surface bombée

— De part et d'autre de la route, deux phares ou plutôt deux lumières, dont les couleurs changeantes et amalgamées sont en fait indéfinissables :

rouge, jaune, blanc…

— M. Pons ralentit, sentant bien que s'il ne s'arrête pas il va percuter l'engin.

— Les lumières extrêmes s'éteignent ;

L'engin se déplace de la gauche vers la droite et quitte leur champ visuel.

— Les croquis et la photo donnent la description des lieux et les dimensions approximatives du phénomène.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

LDLN n° 201

 

Arrivés sur les lieux, M. Pons stoppe le moteur, descend de la voiture, et à son grand étonnement n'entendra ni ne verra absolument rien.

Nous noterons en particulier que sur la gauche de la route, au point où le phénomène a été observé, un petit chemin donne accès à un champ pratiquement de niveau avec la route. Par contre, sur la droite, le fossé et l'inclinaison du champ sont tels que seul un engin avec chenilles pourrait passer, mais alors avec quel bruit.

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D'après LDLN n° 201


 

Deuxième observation

... Je repartais, et à moins de un kilomètre de là nouvelle apparition. Sur notre droite, bas dans le ciel, une succession de carreaux lumineux, comme les fenêtres d'un wagon SNCF éclairées de nuit. A cette supposition ma femme me fit remarquer qu'il n'y avait aucune voie de chemin de fer dans les parages.

L'inquiétude s'amplifiant, M. Pons ne s'est pas arrêté mais a suffisamment ralenti pour que lui et sa femme mémorisent les détails suivants :

— les fenêtres sont carrées et diffusent une lumière blanche

— le nombre des fenêtres peut être comparé à celui de deux wagons de chemin de fer.

— aucune structure n'est apparue autour des fenêtres

— la rangée des fenêtres se trouve bien au-dessous du village de Franjeaux

— le phénomène se déplace dans le même sens que la voiture, à faible vitesse

— il ne paraît pas être à plus de 500 mètres de la route

— arrivés à environ 100 m du croisement, le phénomène disparaît à leur vue, soit caché par un obstacle, soit par suite de l'extinction des fenêtres.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

D'après LDLN n° 201

 

Troisième observation

... Un peu plus loin, sur le carrefour, toujours sur la droite, ils observent une boule lumineuse suivie d'une traînée, comme une étoile filante mais beaucoup plus grosse et dans une trajectoire inversée, c'est-à-dire montant dans le ciel à une vitesse effrayante…

De ce dernier épisode ils conservent en mémoire la vision d'une boule rouge, aussi grosse que la lune, et montant vers le ciel à une vitesse effrayante.

J'ai voulu, nous dira M. Pons, en arrivant à Limoux m'arrêter à la gendarmerie pour faire un rapport, mais ma femme se trouvait dans un tel état de frayeur que j'ai absolument abandonné cette idée.

CONCLUSION

Extrait du contexte de cette observation, les deux dernières phases (carreaux, disparition) pourraient être facilement explicables par la mauvaise interprétation de phénomènes connus.

La première partie de l'observation reste donc le palier de ce cas pour les deux raisons suivantes :

— observations par deux personnes d'un objet au milieu de la route dont l'aspect bien réel a conduit au freinage afin d'éviter la collision

— sur les lieux et hors de leur voiture les témoins ne perçoivent aucun indice de la présence d'un objet, qui plus est, un engin terrestre ne pouvait pas effectuer ce parcours sans bruit.

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

LDLN n° 201
 

NOTE DE F. LAGARDE

Les enquêteurs ont raison de mentionner cette première observation comme difficilement explicable mais les ufophages ne sont jamais à cours de ressources pour fournir des explications. Une observation analogue a été faite à Dax et publiée dans Contact Lecteurs de mars 1972.

A propos des carreaux alignés ressemblant à un wagon éclairé et de la boule vue ensuite, je ne sais pas si on peut trouver une explication facile, mais le lecteur pourra se reporter avec intérêt à l'enquête de M. Tyrode à Morez (Jura) début novembre 1957 ou 1958, publiée dans LDLN n° 112 de juin 1971.

Un couple d'instituteurs, revenant du cinéma à Morez, regagnaient leur domicile en direction de Longchaumois vers 23 h 30. Leur route s'élève le long de la vallée de la Bienne, et tout à coup ils aperçoivent au fond de la vallée, sur ce qu'ils pensent être la voie ferrée de Morez à St Claude, un espèce de rectangle sombre dont la partie supérieure s'éclairait de carrés lumineux très rapprochés, comme ceux d'un wagon. Les «vitres» étaient rouge feu.

Ils virent le «wagon» s'élever, se raccourcir, changer de forme, et apparaître un disque rouge qui s'éleva rapidement pour disparaître au loin en s'éteignant. Les fûtés, à qui on ne la fait pas, trouveront sans doute une explication rationnelle, mais l'adjudant chef Prenet et gendarme Bourgeois de la gendarmerie de Morez qui effectuèrent l'enquête ont confirmé la bonne foi des témoins. On remarquera la similitude de l'observation d'un «wagon» et le départ d'une boule rouge. Une observation ne conforte pas l'autre, mais quand des détails sont aussi proches cela amène à se poser des questions.

F. Lagarde

A propos du cas ci-dessus :

Rétrospective

LE SIGNE DE «DIEU»

Dans «Mystérieuses Soucoupes Volantes» page 283 nous avions relaté sans aucun détail l'apparition d'un globe de feu au-dessus de l'église de Prouille. Cette observation a été faite par Saint Dominique vers les années 1205-1206.

Pour la situer dans le contexte de l'époque nous emprunterons le résumé qui a été publié par le guide de la « France Religieuse et Mystique» de Maurice Colinon, publié aux éditions Tchou, et qui est tiré des «Pèlerinages dominicains» de B. Kirsch et H.S. Roman. Paris 1920. Plus quelques notes de l'enquêteur M. Revel qui apporte quelques précisions.

Sur la colline de Fanjeaux, dominant le paysage environnant, les Romains avaient édifié un temple dédié à Jupiter. (Ce n'est pas la première fois qu'un temple à Jupiter est édifié dans une zone où le phénomène qui motive notre intérêt a été observé).

C'est à Carcassonne que St Dominique commença en 1205 sa croisade contre l'hérésie cathare. Dans la basilique Saint Nazaire, à l'intérieur de la cité, il prêcha le carême et maria le fils de Simon de Montford (Amaury) avec Béatrix de Viennois.

De Carcassonne part vers l'ouest la N. 119, longue de 30 km environ, qu'il parcourut inlassablement, pieds nus, pendant dix années. Elles est jalonnée de monuments dont chacun rappelle un miracle. Au km 17 un bas-relief désigne l'emplacement du «champ sanglant» relaté par l'abbé Pierre de Vaux-Cernay.

En 1206, le jour de la Saint-Jean-Baptiste, St Dominique rencontre des gens qui moissonnaient. Il s'approcha d'eux et les supplia de renoncer à leur travail. Les impies le plaisantèrent, l'un d'eux voulut même le frapper. Tout à coup sa gerbe lui parut couverte de sang, et le même fait eut lieu pour ses compagnons. Ils tombèrent aussitôt aux pieds du saint et le suivirent jusqu'à Montréal pour se réconcilier avec Dieu.

Un peu plus loin, le monument de l'orage rappelle le jour où, à cet endroit, le saint arrêta d'un signe une pluie diluvienne.

La chapelle a été détruite à la révolution, mais les arbres disposés en cercle délimitent l'espace qui fut respecté par l'averse. Dans l'église de Montréal plus récente (XVe siècle) est conservée l'ancienne chaire où le saint prêcha.

Fangeaux/Fanjeaux marque le terme de l'itinéraire du saint. C'est là, sur la place du Seignadou, qu'il vit trois jours de suite, au crépuscule, un globe de feu descendre sur l'église voisine de Prouille, et comprit que Dieu voulait y voir établir sa fondation.

Prouille était déjà célèbre pour son sanctuaire de la Vierge, c'est aujourd'hui une vaste basilique, où se déroule un très important pèlerinage le premier jeudi d'octobre.

Au moyen-âge, le lieu où fut bâtit le monastère s'appelait Senhador, Seignadou, Signatorium.

A Fangeaux /Fangeaux on peut voir la maison de Saint-Dominique, et surtout dans l'église les reliques du miracle du feu. Un célèbre tableau de Fra Angelico (au Louvre) a immortalisé ce miracle.

Ainsi donc il y aura bientôt 8 siècles que le phénomène a été observé et à 500 m du lieu où l'ont observé M. et Mme PONS le 7 mars 1969.

Mais l'on constate que dans la région les observations ne sont pas rares.

Le 18 octobre 1954 vers 23 h 30, un cultivateur de la région de Villepinte aperçoit en direction de l'ouest, au-dessus des communes de Laurabuc et La Cassaigne, un disque lumineux orange, s'éloignant à vive allure, avec ses parents alertés ; l'observation a duré 20 minutes (indépendant du 20 octobre. Info, de M. Chevrel).

La Cassaigne village est à 4 km de la route où M. Mme Pons ont fait leur observation. La limite de la commune à 2 km : presque à l'emplacement du «wagon».

A Bram et Villasavary (sur la route de M. Mme Pons).

18 octobre 1954.

Des habitants des deux communes déclarent avoir aperçu, à la même heure, 3 engins qui évoluaient dans le ciel en changeant souvent de couleur. Le même phénomène a été aperçu par des habitants de Castelnaudary à 17 km. (LDLN No 83 juillet-août 1966).

Villepinte en septembre 1954 à 23 h 30.

Observation d'un objet en forme de cigare rouge orangé par plusieurs témoins. Il s'est immobilisé à une centaine de mètres de la ferme Escourrou, non loin de Pexoria (à 5 km de Villasavary, route de M. et Mme Pons). Il était à 3 m au-dessus du sol, mais il est reparti vers l'ouest. Il répandait une vive clarté et allait contre le vent, (digest info. M. Chevrel).

Le surlendemain, l'un des témoins et son frère ont vu un engin semblable au précédent vers 23 h 30 en revenant du cinéma, mais évoluant à plus haute altitude. Effrayés ils prévinrent leurs parents qui ont eu le temps de voir l'engin disparaître vers l'ouest (toujours vers la route de M. Mme Pons).

Deux à trois jours après, les deux frères et deux autres camarades aperçurent vers 23 h 30, le même engin en forme de cigare évoluant dans la même direction. (digest de l'info. de M. Chevrel tirée de l'indépendant du 20 octobre 1954).

Le 1 7.2.74 à la ferme de la Gatette à 5 ou 6 km de Prouille près de Montréal (sur la route de St Dominique) commencent une série d'évènements relatés par LDLN. Vers 22 h M. Calmet rentrait chez lui en cyclomoteur lorsqu'il aperçut une masse sombre d'une dizaine de mètres de long sur deux de haut avec deux phares à l'avant et deux à l'arrière, à environ 200 m de lui (deux tracteurs qui seraient mis bout à bout dira-t-il). Demi-heure après ce sont M. Mme Becre qui habitent le Tambouraire à 2 ou 3 km de la Gatette, qui aperçoivent sur une colline surplombant la route, à 300 m de la Gatette des lueurs rappelant des phares ou de fortes lampes.

Le 21.2.74 vers 20 h c'est Mme Calmet qui sur le pas de sa porte, de la ferme de la Gatette voit dans un champ, de l'autre côté de la route de Montréal, un engin similaire à celui qu'a observé son époux le dimanche précédent. Puis le couple vit des sortes de phares, à 4 ou 500 m de chez eux, qui se déplaçaient dans l'air, semblant chercher quelque chose au sol. Le lendemain M. Calmet et son fils allèrent sur les lieux, un champ ensemencé très humide, pour rechercher vainement quelques traces.

Le dimanche 24, jetant un regard par la fenêtre à 22 h, M. Calmet n'en croit pas ses yeux, le phénomène était encore là. Avec son fils il va sur lés lieux et ce qu'ils virent les laissa pantois et effrayés. Des sortes de projecteurs se déplaçaient en l'air, surmontés de sortes d'antennes, éclairant comme en plein jour la campagne environnante. A 500 m de là Mme Calmet restée sur place vit sa chambre illuminée comme en plein jour. Devant ces faits M. Calmet n'y tint plus et retourne avec son fils, en auto, alerter la gendarmerie de Montréal. Deux gendarmes les accompagnent sur les lieux, et là on peut dire que l'observation fut officialisée car les gendarmes virent aussi ces lumières.

NOTA :

Les informations concernant la ferme de la Gatette, transmise par M. J.M. Descan ont été publiées par La Dépêche du Midi du 26.2.74. Une enquête de M. Cattiau où figurent de nombreux croquis intéressants a été publié dans LDLN n° 138 d'octobre 1974.

VILLENEUVE LES MONTREAL 26 février 1974 vers 23 h.

M. Alexandre LEIZA, ouvrier agricole au domaine du Château de Villeneuve les Montréal, regardait par la fenêtre avant d'aller se coucher. Il aperçut une lumière très vive. Il sortit et vit dans le ciel, assez haut, au-dessus de la maison, un objet «4 fois plus gros que la lune, en forme de croissant». Il appela son épouse qui vit aussi le phénomène : «Reste là, je vais appeler le maire». Mais ce soir là le maire était malade, et M. Leiza frappa alors chez Mme Marie Sabarthez, 62 ans, secrétaire de mairie. Avec son mari, ils accompagnèrent M. Leiza au «Château».

Ils retrouvèrent Mme Leiza qui n'avait pas perdu l'objet de vue. Il s'était déplacé et se situait dans l'axe NO assez loin (vers la Gatette) presque à l'horizon. Tous les quatre observèrent durant 10 minutes, finalement ils n'aperçurent plus qu'un point lumineux.

REFLEXIONS

Nous avons établi une carte où, dans un périmètre restreint, figurent les observations signalées.

On constate deux choses :

1 - Que les observations du phénomène sont groupées dans une période déterminée :

- quatre observations dans les lieux différents le 18 octobre 1954

- trois autres observations à quelques jours d'intervalle en septembre 1954

- quatre observations entre le 17 et le 26 (ou 25) février 1974

- plus celles de M Mme Pons.

Certes on peut dire qu'en octobre 1954 le phénomène a été général dans toute la France. Probablement parce que les gens étaient plus attentifs, plus sensibilisés ainsi que la presse, et qu'ils avaient peut-être moins de réticences à parler. Il en est de même en 1974.

Par ailleurs à propos de septembre 1954, et de la ferme de la Gatette, nous sommes en présence d'un témoin principal. M'empêche que les observations existent bien, et je propose aux ufophages d'essayer leur mâchoire sur les observations de M. Calmet. Là aussi, probablement, les témoins ont été sensibilisés par une première observation, et sont devenus plus attentifs les jours qui ont suivi. Mais qui dira le nombre de témoins qui, par peur du ridicule, ou des embêtements, ou par négligence n'ont jamais rien dit des phénomènes insolites qu'ils avaient observé ?

2 - On constate aussi la récurrence du phénomène sur les mêmes lieux depuis St Dominique qui de Fanjeaux le voyait sur Prouille (ou qui sait s'il n'était pas plus loin vers la ferme de la Gatette située dans la direction) en 1205 en passant par toutes les observations signalées.

On est conduit à penser que cette récurrence à une cause, et où la chercher si ce n'est dans une conformation géologique qui provoque, ou attire, les phénomènes observés.

Nous savons peu de choses sur la géologie du sous-sol. En surface on peut constater que l'on se trouve en quelque sorte sur le seuil du Lauragais, ligne de partage des eaux entre le bassin atlantique et la bassin méditerranéen, le lieu de rencontre aussi entre la Montagne Noire prolongation des Cévennes et les Pyrénées Orientales. Des failles visibles point, les sédiments éocènes les masquent. Peu ou pas d'étude hydraulique dans la région considérée, rien qui retienne l'attention. S'il y a une cause elle n'est pas visible.

Mais les observations sont là, à la fois récurrentes et sérielles, et même celle de St Dominique que l'on peut rejeter comme une légende, légende de laquelle on se serait plutôt attendu à ce qu'elle fasse état d'une croix par exemple, ou d'une imagerie religieuse, mais qui ne nous transmet que la vision de boules, de ces boules qui sont l'expression de ce phénomène OVNI maintes et maintes fois observé, et que St Dominique, en tant que profondément croyant, trouve, comme tant d'autres qui le sont beaucoup moins, comme «surnaturel», et qu'il attribut dès lors à «Un signe de Dieu». 

Rappel

Le Supranaturel

Une intelligence non-humaine s'adresse aux humains depuis des temps immémoriaux.

Le fait d’examiner dans le détail  le contenu polysémantique des apparitions ufologiques nous conduira à dégager sa cause, son origine et sa nature.

Quel est son objectif, sa motivation, son programme, qui est-elle ?

Elle nous répond indirectement avec la RR1 de Monsieur et Madame Pons.

Pour mieux la cerner, en complément de la lecture littérale, nous vous proposons d’utiliser le logiciel traditionnel anagogique (analogique, allégorique, éthique), programmé pour la conversion du métalangage des apparitions surnaturelles et des rencontres rapprochées avec l'ineffable.

Une Autre Vision

Du point de vue traditionnel, une RR-Ovni, est une cratophanie d’images, qu’il faut identifier chacune individuellement, comme les pièces éparses d’un puzzle, pour les assembler, de proche en proche, en une grille logique, tissée au canevas des fils de chaîne entremêlés aux fils de trame, qui nous révèle sa tapisserie finale, son épiphanie.

Les pièces du puzzle des mots et des images symboliques

La  synchronicité des mots et des images

Entre Villasavary  et Fanjeaux, les éléments toponymiques du parcours suivi par Monsieur et Madame Pons, éclairés par les apparitions surnaturelles jalonnent l’itinéraire sacré de leur cratophanie/RR1, de fin juin 1967 :

1 – le point de départ, Villasavary = aubépine = liée au zephir = soufflet, coup donné de la paume de la main, évoque le rite de l'adoubement du soufflet ou collée (paumée à la nuque),

dont la fonction est de réveiller/éveiller la prise de conscience de l'aspirant à la chevalerie, 

l'apparition de l'engin métallique, barrant brutalement la route des témoins, correspond à ce type de mouvement, en suscitant le réveil de l'endormissement routinier et l"émergence d'une nouvelle prise de conscience ;

Les Enquerres Ufologiques - Enquerre - 40 - Les Pontifex

cette prise de conscience édifie un passage, ouvre un pont, représenté par l’engin métallique qui est une figuration d’une fasce d’argent (fasce = pièce héraldique bombée, comme l’engin) symbolisant une rencontre (un face à face) avec l’immuable indicible

(le gris métallique en renvoyant à l'inaltérable du métal évoque l'éternité immuable),

les deux phares ronds rouge, jaune, blanc, représentent deux sphères spirituelles lumineuses, de nature identique mais de complexions différentes associées (noosphère rouge/blanche indigène + noosphère rouge/jaune endo-exogène) reliées par la passerelle/pont en gris métallique, l’une positionnée sur la droiture du chemin et l’autre versant dans le fossé,

2 - la voie à suivre représentée par le train de lumières (les lumières de train) pointant la colline de Fanjeaux, Fanum Jovis, « le temple de Jupiter », le Dieu Suprême,

3 - l’objectif, l'élévation/libération, jusqu’au Fanum Jovis, « le temple de Jupiter », le Dieu Suprême, représenté par le vol ascendant d’une boule lumineuse rouge (feu/esprit) suivie d'une traînée, comme une étoile filante mais beaucoup plus grosse et dans une trajectoire inversée, c'est-à-dire montant dans le ciel, au carrefour le monastère de Prouilhe/Prouille,

le monastère de Prouilhe/Prouille constitue le berceau de l'ordre mendiant des dominicains des Frères Prêcheurs de Saint Dominique = le Seigneur, dont le Saint Office d'origine était de libérer les âmes de l'emprise des parasites psychiques

(la sainte prédication, l’exorcisme de libération de la possession des entités noosphériques),

par le verbe de l'évangile (bonne nouvelle), exhortant la pratique régulière du détachement/du discernement induite par les vertus de la sobriété, de la mesure, de la tempérance et de la commune solidarité/fraternité,

4 - cette thérapie/thaumaturgie de l'âme qui rejette au dehors (Prouilhe/Prouille = au loin, au-delà) toute forme d'influence déviante, parasitaire est libératrice permet d'édifier un pont (Pons = Pont) reliant le Montreal = le Mont-Salvage

(la Montagne du Seigneur Sauveur/Rédempteur),

du Christ Roi (Real) de la Paix et de la Justice

(en inversant symboliquement le temps dans le sens antihoraire vers la source-origine du Père-Créateur, l'engin traversa la route de gauche à droite),

destination de l'itinéraire sacré, Limoux = Orme, symbole de l'arbre de la justice 

(les seigneurs et les juges rendaient jadis leurs jugements sous sa canopée).

L’épiphanie

La cratophanie/RR1 de Monsieur et Madame Pons illustre le message de la Croix du Mont du 13e siècle

(surnommée : Creu sobre el pont = Traverser le pont entre la Terre et le Ciel),

fixée à un pont construit au 17e siècle, à Fanjeaux (11), berceau des Dominicains,

(d’où Saint Dominique assista au miracle du Signe de Dieu, sur l'église voisine de Prouilhe/Prouille, à partir de la place du Seignadou),

voués au Saint Office de la libération de la possession endo-exogène, dont l'une des faces est sculptée, en son centre, d'une main bénissant symbolisant la Trinité, et l'autre face présente un agneau passant portant la croix oriflammée.

La Croix  du Mont à Fanjeaux (11) - 13e siècle

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Creu sobre el pont

Traverser le pont
 

Fanjeaux, berceau des Dominicains, a été un centre religieux extrêmement actif, doté de plusieurs confréries, notamment celle de Notre-Dame.

Cette croix a été fixée à un pont construit au 17e siècle. Son emplacement primitif reste inconnu.

Il s'agit d'une croix discoïdale de 65 cm de diamètre. Le montant, qui fait corps avec le disque, est de section octogonale aplatie.

Les quatre bras de la croix sont séparés par des évidements circulaires presque complets, une simple fente séparant les extrêmités pattées. L'une des faces est sculptée, en son centre, d'une main bénissant.

L'autre face présente un agneau portant la croix oriflammée. Sur chacun des bras de la croix est gravé, en creux, un écu. Les blasons sont illisibles.

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